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Aujourd’hui mardi 24 janvier 2017

Le Shōkaku à Yokosuka, peu après son lancement.

La classe Shōkaku (翔鶴型, Shōkaku-gata?) est une classe de deux porte-avions construits pour la Marine impériale japonaise à la fin des années 1930. Terminés peu avant le début de la guerre du Pacifique en 1941, le Shōkaku et le Zuikaku sont « probablement les meilleurs porte-avions du monde » lors de leur construction. Construits dans le cadre du plan de réarmement japonais, non contraints par les restrictions du traité naval de Washington ayant expiré, ces deux porte-avions font l'objet de nombreux tests et bénéficient de l'expérience apportée par la construction de précédents porte-avions.

À l'exception de la bataille de Midway, ils participent aux opérations navales majeures de la guerre du Pacifique, parmi lesquelles l'attaque de Pearl Harbor, le raid sur Ceylan, la bataille de la mer de Corail et la campagne de Guadalcanal. Leurs groupes aériens coulent deux des quatre gros porte-avions perdus par l'United States Navy durant le conflit, ainsi qu'un porte-avions léger britannique. Le Shōkaku est finalement coulé par un sous-marin américain lors de la bataille de la mer des Philippines en et le Zuikaku est sacrifié comme leurre quatre mois plus tard durant la bataille du cap Engaño.

Programme du mois

Dimanche 1er janvier 2017

Gorges de la Carança. Sur la gauche, le sentier creusé dans la paroi.

La Carança est une rivière de montagne des Pyrénées, dans le département français des Pyrénées-Orientales. Affluent gauche du fleuve Têt, elle s'écoule du sud vers le nord sur quinze kilomètres pour 1 700 m de dénivelé. Après avoir recueilli l'eau de plusieurs cirques glaciaires, la Carança voit sa vallée se rétrécir jusqu'à devenir un canyon appelé gorges de la Carança.

La configuration de sa vallée, peu accessible sinon par les gorges et des cols d'altitude sans accès routier, en fait un lieu sauvage prisé des randonneurs et pêcheurs, ainsi qu'une réserve de faune protégée. Elle offre des habitats naturels variés (lacs et zones humides en altitude, éboulis, forêts, falaises, prairies, pelouses…) préservés en raison de la rareté des activités humaines.

Mis à part le village de Thuès-Entre-Valls situé près de la confluence, la vallée de la Carança connait très peu d'infrastructures. Un refuge gardé l'été et ravitaillé par hélicoptère permet cependant aux marcheurs de visiter la vallée et héberge des gardiens de troupeaux.

Les bois de la partie basse de la vallée ont été exploités au Moyen Âge dès l'époque carolingienne. L'élevage a longtemps été une activité humaine importante dans les hautes vallées. Mais la difficulté d'accès et les conditions météorologiques difficiles ont freiné le développement, malgré plusieurs projets de mines ou de barrages. Pour les habitants des environs, la Carança était peuplée de sorcières, de truites ensorcelées, de démons pouvant provoquer des orages cataclysmiques. Cette funeste réputation s'est améliorée au cours du XXe siècle avec le développement du tourisme et la disparition des anciennes croyances populaires. Les gorges en particulier sont un lieu touristique cité par de nombreux guides.

Lundi 2 janvier 2017

André Noël en habit galonné, un parapluie sous le bras.

André Noël, né en 1726 à Périgueux et mort en 1801 à Berlin, est un célèbre cuisinier français attaché au service du roi Frédéric II de Prusse. Ce dernier, l'un des hommes les plus friands de son époque, lui consacre en 1772 un long poème. Giacomo Casanova le décrit comme le cuisinier « très chéri de Sa Majesté prussienne » ; le médecin du roi, Johann Georg Zimmermann, comme « un homme bien dangereux » ; et, plus tard, le gastronome Joseph Favre, comme « le plus grand cuisinier de l'époque ». Il crée des plats réputés pour la table royale, telle une « bombe de Sardanapale », mais on lui prête aussi la confection d'un pâté de faisan que La Mettrie apprécia au point d'en mourir d'indigestion. Après sa mort, il apparaît dans plusieurs œuvres romanesques.

Mardi 3 janvier 2017

Le château de Châlus-Chabrol dominant la ville.

Châlus est une commune française située dans la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine. Localisée au sud-ouest de Limoges et au nord-est de Périgueux, elle appartient au Limousin historique. Elle est connue pour être le lieu où le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion fut mortellement blessé en 1199.

Sa position dans les monts de Châlus, au carrefour naturel de routes anciennes, se traduit par les influences mêlées du Limousin, du Périgord et de la Charente limousine dans l'hydrographie, le climat, le relief ou encore les styles architecturaux. Ce caractère de frontière a orienté un développement fondé sur les échanges, avec des foires au Moyen Âge, et une histoire agitée par les sièges de ses châteaux.

Marquée par l'activité agricole et l'exploitation du châtaignier, son économie a vu l'industrie se développer avec le chemin de fer, jusqu'à la contraction de sa population dans le dernier quart du XXe siècle.

L'installation récente de populations rurbaines ou britanniques apporte une stabilisation démographique qui traduit un renouveau. Axé sur le tourisme et le développement durable, ce renouveau, illustré par exemple par la création du parc naturel régional Périgord-Limousin, intègre les atouts traditionnels du territoire, tels que la forêt et le bois, mais aussi le développement de services médico-sociaux, éducatifs et sportifs.

Constituant un pôle de services intermédiaires dont la promotion est portée par des rendez-vous épisodiques tels que la félibrée ou, en 2009, le tour du Limousin, Châlus doit sa renommée à l'aura de personnalités dont le souvenir y est attaché, de Richard Cœur de Lion à Pierre Desproges en passant par Georges-Emmanuel Clancier ou Lawrence d'Arabie.

Mercredi 4 janvier 2017

Ferrari 250 GTE de 1962.

La Ferrari 250 GTE (Gran Turismo Evoluzione) ou GT 2+2, apparue en 1960, est une automobile de tourisme développée par le constructeur italien Ferrari, dessinée par Pininfarina et carrossée par Scaglietti. Même si quelques rares Ferrari – surtout des commandes spéciales – furent dotées d'un espace restreint derrière leurs deux seuls sièges, la 250 GTE inaugure une nouvelle gamme de carrosserie pour Ferrari, les « GT 2+2 ».

En dépit d'une certaine condescendance des « puristes » automobiles, les GT 2+2 ou coupés 4 places connaissent un grand succès et deviennent, durant de nombreuses années, la spécialité du constructeur. D'ailleurs, la 250 GTE et sa descendante, la 330 GT, représentent à l'époque plus de 50 % de la production de la firme. Décrite comme « une voiture de tourisme non seulement grande, mais aussi glorieuse », la 250 GTE sera la Ferrari la plus vendue de son temps.

En 1964, la 250 GTE est remplacée par la Ferrari 330 America, qui fut produite à 50 exemplaires pour la plupart exportés outre-Atlantique. Il s'agit stricto sensu du même modèle dont la cylindrée est augmentée à 4 litres.

Jeudi 5 janvier 2017

Alaksandu est un roi de Wilusa, une cité-État d'Anatolie (Asie mineure), actif vers 1280 av. J.-C., date à laquelle il signe un traité avec l'empereur hittite Muwatalli II, traité qui constitue la seule source sur sa vie. Vraisemblablement d'origine non-hittite, peut-être grecque, il accède apparemment au pouvoir par des voies non conventionnelles et dans des conditions difficiles : le territoire de Wilusa est envahi et peut-être occupé par un ennemi de l'empire hittite, Piyama-Radu.

Alaksandu pourrait avoir inspiré le personnage mythologique de Pâris Alexandre : outre la similitude du prénom, il est l'un des trois rois identifiés de l'équivalent historique de Troie, Wilusa.

Vendredi 6 janvier 2017

Tinker de robe pie.

Le Tinker, connu sous les noms d’Irish Cob en Irlande, Gypsy Cob en Angleterre et Gypsy Vanner en Amérique du Nord, est une race équine de type cob, provenant des îles Britanniques. Il est sélectionné à l'origine par des communautés nomades, Travellers d'Irlande et Gitans d'Angleterre, à partir de chevaux de races diverses. Sa fonction est de tracter leurs lourdes roulottes, les verdines. L'utilisation de ce cheval se répand à la fin du XIXe siècle. La race est fixée par croisements après la Seconde Guerre mondiale. Sa reconnaissance internationale est récente, ces chevaux n'ont jamais été considérés comme formant une race véritable avant l'établissement de stud-books et de généalogies par écrit, après 1996. Les deux associations mères sont la Gypsy Cob Society au Royaume-Uni et l’Irish Cob Society en Irlande, qui se disputent sa paternité.

Le Tinker est l'un des chevaux de race les plus reconnaissables qui soient grâce à son apparence trapue, sa taille de cob, sa robe généralement pie, son port de tête relevé et fier, sa ligne du dessus et surtout ses crins et ses fanons, très abondants. Il dispose aussi d'un caractère doux et amical envers l'homme et les autres animaux, qui fait pour beaucoup son succès. Toutefois, cette récente popularité l'expose aussi à des pratiques de sélection discutables. Deux maladies génétiques ont été identifiées chez le Tinker.

Devenu un cheval de loisir familial, le Tinker est désormais très populaire pour l'équitation de loisir et de spectacle. Il est plébiscité en équithérapie, et s'adapte à la plupart des disciplines d'équitation. Il reste élevé de manière traditionnelle par les nomades britanniques, qui échangent des centaines de chevaux lors de grandes foires, en particulier celles de Ballinasloe en Irlande et d'Appleby-in-Westmorland en Angleterre. La présence et le charisme du Tinker ont entraîné une forte diffusion de son élevage dans une bonne partie du monde occidental, aussi bien l'Europe que l'Amérique du Nord et l'Australasie. Il fait l'objet de nombreuses représentations culturelles.

Samedi 7 janvier 2017

Holotype déposé au muséum d'histoire naturelle de Genève.

Colilodion schulzi est une espèce de coléoptères de la famille des Staphylinidae. Ce petit staphylin brun-rougeâtre, robuste, est connu d'un unique spécimen, une femelle de 2,37 mm de long. Dans le genre Colilodion, il se rapproche des espèces C. concinnus et C. inopinatus par ses antennomères III élargis, mais s'en distingue aisément par la largeur plus importante et constante de ceux-ci, ainsi que par d'autres caractères morphologiques. Bien que son mode de vie soit inconnu, la présence de trichomes et la connaissance des espèces apparentées laissent supposer que cet insecte est myrmécophile. L'holotype est collecté en 2009 sur Palawan, aux Philippines, lors d'un tamisage de débris végétaux en forêt de conifères. L'espèce est décrite en 2016 par les coléoptérologues Zi-Wei Yin, de la Shanghai Normal University, et Giulio Cuccodoro, du muséum d'histoire naturelle de Genève, où est déposé le matériel type. La dénomination spécifique du taxon est dédiée au myrmécologue allemand Andreas Schulz, collecteur du spécimen. Sous le nom de « coléoptère lapin », Colilodion schulzi est élu « espèce de l'année 2017 de la Société suisse de systématique ».

Dimanche 8 janvier 2017

La cartouche de jeu occidentale, de couleur dorée, contient une pile qui permet de sauvegarder l'avancement de la partie.

The Legend of Zelda (ou simplement Zelda) est un jeu d'action-aventure développé et édité par Nintendo le au Japon sur Famicom Disk System, l'extension de la Famicom, puis sur NES en aux États-Unis et en en Europe. Il s'agit du premier épisode de la série homonyme.

Dans un univers de fantasy appelé Hyrule, Link doit récupérer les huit fragments de la Triforce de la sagesse afin de vaincre Ganon, délivrer la princesse Zelda et ramener la paix dans le royaume. Durant le jeu, Link se déplace librement et sans indication dans une carte du monde affichée en vue de dessus, mais explore également plusieurs donjons labyrinthiques souterrains. Le royaume d'Hyrule est habité par de nombreux monstres que Link doit combattre, et recèle de nombreux secrets et énigmes à résoudre, ce qui permet à Link de découvrir des objets utiles à son avancement dans la quête ou des armes améliorant ses capacités. L'exploration et la découverte de secrets sont le cœur de l'expérience de jeu. Lorsque le joueur a fini la partie, il peut recommencer le jeu dans une aventure remaniée appelée « seconde quête » comportant des donjons et une carte du monde modifiés ainsi que des ennemis plus coriaces.

The Legend of Zelda est conçu par Shigeru Miyamoto et Takashi Tezuka, et développé par Nintendo R&D4. La bande son est composée par Kōji Kondō. Miyamoto veut faire un grand jeu d'aventure et puise son inspiration dans son enfance, durant laquelle il a exploré, jusqu'à se perdre, des environnements inconnus, découvrant tantôt un lac, tantôt une grotte ou une maison abandonnée. Le jeu s'inspire directement de l'univers de fantasy du film Legend de Ridley Scott, sorti en 1985. Miyamoto emprunte également à The Tower of Druaga de Namco, les premières versions de Zelda n'étant qu'un enchaînement de donjons souterrains. Miyamoto s'inspire par la suite d'Hydlide, un jeu d'action-RPG de T&E Soft, en imitant sa carte du monde. The Legend of Zelda emprunte également à diverses mythologies : Link est un personnage inspiré de l'elfe et de Peter Pan de Disney

Lundi 9 janvier 2017

Muhammad Ayub Khan.

Mohammed ou Muhammad Ayub Khan (en ourdou : محمد ایوب خان), né le à Haripur et mort le à Rawalpindi, est un homme politique et militaire pakistanais. Général en chef de l'armée pakistanaise dès 1951, il s'empare du pouvoir et impose une dictature militaire après que, le , le président Iskander Mirza a abrogé la constitution et proclamé la loi martiale. Il a été président de la République islamique du Pakistan du au et est l'un des trois grands dirigeants militaires qu'a connus le pays.

D'origine pachtoune et né dans une famille rurale du district d'Haripur, Muhammad Ayub Khan reçoit une formation militaire puis s'engage au sein de l'armée indienne britannique en 1929 avant de rejoindre l'armée pakistanaise en 1947, lors de la création du pays. Il progresse rapidement dans la hiérarchie militaire, jusqu'à devenir le premier Pakistanais à diriger les forces armées de la jeune nation en 1951. Après avoir été nommé ministre de la Défense en 1954, il est le co-auteur d'un coup d’État contre le gouvernement civil le avec l'aide du président Mirza, qu'il renverse et remplace ensuite rapidement.

Dirigeant le pays pendant dix ans de manière autoritaire, Ayub Khan instaure une nouvelle constitution et entame des réformes économiques et sociales importantes. Il conduit une politique mêlant libéralisme économique, répartition de certaines richesses, réformes séculières et références à l'Islam. D'abord populaire, son pouvoir s'affaiblit progressivement après la deuxième guerre indo-pakistanaise de 1965. Il démissionne le à la suite de vastes contestations populaires. Son héritage politique est controversé, étant le premier chef militaire pakistanais auteur d'un coup d’État, marquant ainsi le début de conflits récurrents entre pouvoirs civil et militaire dans le pays.

Mardi 10 janvier 2017

Rubens Barrichello sur Brawn GP 001 en test à Barcelone le 10 mars 2009.

La Brawn BGP 001, engagée dans le cadre du championnat du monde de Formule 1 2009, est l'unique monoplace de Formule 1 construite par l'écurie britannique Brawn GP Formula One Team et conçue par les ingénieurs Ross Brawn, Jörg Zander et Loïc Bigois. Elle est confiée au Britannique Jenson Button et au Brésilien Rubens Barrichello. Le Britannique Anthony Davidson en est le pilote essayeur.

D'abord connue sous la dénomination Honda RA109, elle reçoit le nom de baptême BGP 001 après que Ross Brawn ait racheté Honda Racing F1 Team, qui quitte la Formule 1 à l'issue de la saison 2008, pour une livre sterling symbolique. Elle a effectué ses premiers roulages le vendredi 6 mars 2009 à Silverstone et est officiellement présentée à la presse le lundi 9 mars 2009, à Barcelone en Espagne. Cette monoplace tient compte des modifications de règlements introduites en 2009 et présente un aileron avant élargi, un aileron arrière rétréci et relevé et des pneus slicks.

Fruit de dix-huit mois de développement, la BGP 001 apparaît être la meilleure monoplace du plateau dès ses premiers tours de roue. S'en suit alors une polémique concernant l'emploi d'un double diffuseur, notamment contesté par Red Bull Racing. La Fédération internationale de l'automobile ne remet cependant pas en cause la légalité de cette innovation, poussant ainsi les autres écuries à concevoir un système similaire.

Dominant outrageusement le début du championnat avec six victoires lors des sept premiers Grands Prix, dont la manche inaugurale en Australie, la BGP 001 permet à Jenson Button de remporter le titre de champion du monde des pilotes et à Brawn GP de devenir champion du monde des constructeurs, pour son unique saison de participation en Formule 1. Avec un total de 172 points inscrits, la BGP 001 décroche huit victoires, quinze podiums, cinq pole positions et quatre meilleurs tours en course.

Mercredi 11 janvier 2017

Un four à charbon de la saline.

Les houillères et saline de Saulnot sont des mines de charbon et de sel gemme appartenant au bassin keupérien situé dans le département de la Haute-Saône, en Bourgogne-Franche-Comté dans l'est de la France. Elles sont exploitées sur le territoire des communes de Saulnot et Corcelles de 1589 à 1922 pour le charbon et du XIIe siècle à 1826 pour le sel (soit sept siècles). L'exploitation du charbon sur place pour l'évaporation de la saumure dans des fours conçus par Heinrich Schickhardt permet à la compagnie de faire diminuer le coût de revient du sel.

Au début du XXIe siècle, il ne reste aucune trace de la saline, mais un square en hommage à Heinrich Schickhardt et à l'exploitation du sel est aménagé au centre du village de Saulnot. Des terrils et puits de mine subsistent à Corcelles.

Jeudi 12 janvier 2017

Le fort de Birka vu depuis l'ouest. On distingue nettement la falaise au premier plan et les ruines du rempart semi-circulaire.

Birka et Hovgården sont deux sites de Suède formant un ensemble archéologique de l'âge des Vikings inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, situés respectivement sur les îles de Björkö et Adelsö sur le lac Mälar, à environ 30 km de Stockholm.

Birka fut fondée au milieu du VIIIe siècle. À cette époque, le lac Mälar était une baie de la mer Baltique, le niveau de la mer étant 5 m au-dessus du niveau actuel du lac. Birka était alors une position stratégique, protégée par le dédale d'îles et écueils, et à la croisée de plusieurs routes maritimes importantes. Elle devint une plaque tournante du commerce en Suède, éclipsant le site plus ancien de Helgö et se développant à une échelle bien supérieure, atteignant une population estimée entre 700 et 1 000 habitants à son apogée. Le site de Birka regroupait de nombreux artisans, utilisant des matières premières diverses en provenance des territoires scandinaves tels que l'ambre, le fer du Bergslagen, les fourrures et duvets, les bois et ivoire, etc. Les produits transformés étaient ensuite vendus aux fermes de la région mais surtout à l'étranger en échange de produits de luxe, tels que de la céramique, de la soie et broderies fines et de l'argent. Au début l'essentiel du commerce se faisait avec l'Europe de l'Ouest, mais avec l'expansion vers l'est des Varègues et le développement des routes commerciales de la Volga et du Dniepr, le commerce se recentra à partir de la fin du IXe siècle sur l'Orient et en particulier le monde musulman.

Il est probable que Birka jouissait d'un statut spécial garanti par le roi de Suède ou un roi local qui, entre autres, lui donnait son propre conseil (Thing) dirigé par un préfet et offrait protection à tous ses habitants, même étrangers. Ainsi, par sa taille et ce statut particulier, Birka peut être considérée comme la première ville de Suède, et est souvent qualifiée de proto-ville. Faisant face à Birka et fondé en même temps, se trouvait le domaine royal de Hovgården. Il s'agissait de la résidence du roi (ou de l'un des rois) de Suède, ainsi que le site du conseil. Il est possible que Birka et Hovgården aient été au moins partiellement en conflit avec les pouvoirs religieux et politique de Gamla Uppsala. C'est peut-être d'ailleurs dans le cadre de ce conflit qu'eut lieu dans les années 840 l'attaque de Anund II d'Upsal sur Birka.

Birka fut l'une des principales destinations des missionnaires chrétiens pour évangéliser la Suède. En particulier, les missions de l'archevêque Anschaire de Brême en 829 et en 852 ou 853 furent documentées dans Vita Anskarii, qui est notre seule source contemporaine sur la vie de Birka. Si les missionnaires parvinrent à construire une église et à convertir plusieurs personnes, y compris le préfet de la ville, l'opposition de la religion nordique était très forte, et des missionnaires furent même assassinés.

La proto-ville fut abandonnée brutalement autour de l'an 970, et son rôle et sa population furent probablement transférés vers Sigtuna, fondée à la même époque. Les causes de cet abandon ne sont pas entièrement connues, mais il s'agit probablement d'une combinaison de facteurs tels que la fermeture du lac Mälar, l'interruption du commerce avec l'Est dû à des conflits, et enfin une bataille qui, à cette époque, détruisit une partie de la ville. Hovgården semble avoir cependant conservé son statut de domaine royal et, dans les années 1270, un palais y fut même construit, utilisé comme résidence estivale par le roi. Ce palais fut détruit à la fin du XIVe siècle...

Vendredi 13 janvier 2017

Vue d'artiste de Swift.

Swift est un télescope spatial multi spectral (rayons X durs et mous, ultraviolet, lumière visible) développé par l'agence spatiale américaine, la NASA, avec des contributions importantes de l'Italie et du Royaume-Uni. Lancé en 2004 par une fusée Delta 2, Swift a pour objectif d'identifier, localiser et observer les sursauts gamma. Cette mission du programme Explorer est pilotée par le Centre Goddard et son coût est d'environ 250 millions de dollars. L'université d'État de Pennsylvanie a joué un rôle central dans la réalisation de l'instrumentation scientifique et héberge le centre de contrôle du télescope spatial. La mission initiale devait durer 2 ans mais Swift est toujours en activité en 2016.

Les sursauts gamma sont le phénomène astronomique le plus violent de notre Univers. Ils se caractérisent par une émission de rayons gamma qui ne dure que quelques millisecondes à quelques minutes. Du fait de cette brièveté et bien que la découverte de ce phénomène remonte à 1967, les astronomes ne disposent à l'époque du lancement de Swift que de peu d'informations sur l'origine et les caractéristiques des sursauts gamma. Les problèmes techniques soulevés de manière générale par l'observation du rayonnement gamma ne permettent qu'une localisation grossière d'un sursaut gamma. Toutefois en 1997 le télescope Beppo-SAX a découvert que le sursaut gamma était suivi par des émissions de rayons X et dans le domaine visible qui persistent durant plusieurs heures voir plusieurs jours. L'observatoire spatial Swift a été conçu pour exploiter cette caractéristique grâce aux trois instruments dont il dispose. Son télescope gamma BAT observe en permanence une fraction étendue du ciel pour détecter les sursauts gamma. Les données collectées sont analysées en temps réel par un logiciel embarqué paramétrable qui, dès qu'il identifie la signature caractéristique d'un sursaut gamma, transmet sa position à la fois aux deux autres instruments et aux contrôleurs au sol via le réseau de satellites de télécommunications géostationnaires TDRSS de la NASA. Le satellite, conçu pour pivoter rapidement, pointe un télescope rayons X XRT et un télescope optique (lumière visible/ultraviolet) UVOT co-alignés vers la région où le sursaut est apparu et sont capables de fournir une position beaucoup plus précise que l'observatoire gamma. Celle-ci est communiquée 90 secondes après la détection aux instruments terrestres ou spatiaux disposant d'optiques plus puissantes.

Swift a observé plus de 1 000 sursauts gamma depuis son lancement (situation à fin 2015). Il a permis de déterminer la contrepartie visuelle de nombreuses sources situées dans des galaxies lointaines et de confirmer que la plupart des sursauts gamma sont associés soit à l'effondrement d'une étoile géante aboutissant à la formation d'un trou noir ou d'une étoile à neutrons (sursauts longs) soit à la fusion de deux étoiles à neutrons binaires (sursauts courts). Il constitue l'observatoire le plus performant dans le recensement des phénomènes astronomiques transitoires et des sources astronomiques de rayons X durs.

Samedi 14 janvier 2017

Cosplayers de Roxas (à gauche) et d'Axel (à droite).

Roxas (ロクサス, Rokusasu?) est un personnage de jeu vidéo issu de la franchise de Square Enix, Kingdom Hearts. Révélé pour la première fois en 2004 lors de la cinématique finale de Kingdom Hearts: Chain of Memories, Roxas est un « Simili », un être créé lorsque le personnage principal de la série, Sora, perd brièvement son cœur pendant le premier jeu. Kingdom Hearts 2 révèle que Roxas est un membre de l'Organisation XIII, un groupe de Similis qui a besoin de lui pour sa capacité à pouvoir manier la Keyblade, une arme lui permettant de capturer les cœurs. En tant que membre de cette organisation, Roxas porte le titre de « Clé du Destin » (めぐりあう鍵, Meguriau Kagi?). Il est également le principal protagoniste du jeu Kingdom Hearts: 358/2 Days, qui tourne autour de ses origines. Dans la version japonaise des jeux c'est l'acteur Kōki Uchiyama qui lui prête sa voix, en version anglaise il est doublé par Jesse McCartney et en français par Hervé Rey.

Depuis la première apparition de Roxas dans la série, le créateur Tetsuya Nomura déclare qu'il s'agit d'un personnage important, et qu'ainsi afin d'expliquer son histoire plus profondément que dans Kingdom Hearts 2, le jeu Kingdom Hearts 358/2 Days est développé. Depuis son introduction dans Kingdom Hearts 2, Roxas reçoit des critiques positives de la part de publications vidéoludiques, la plupart s'attardant sur son développement dans 358/2 Days. Plusieurs sortes de marchandisages basées sur ce personnage ont été commercialisées.

Dimanche 15 janvier 2017

Signature de Shigeru Yoshida, 48e Premier ministre du Japon, sur le texte de loi no 214 du 1er mai 1950 portant sur la protection des biens culturels.

Un trésor national (国宝, kokuhō?) est, au Japon, un bien culturel important d'une valeur exceptionnelle et de portée universelle appartenant au patrimoine culturel matériel de la nation. Depuis 1950, le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie dispose de l'arsenal législatif nécessaire pour inventorier et classer les biens culturels du pays, et mettre en œuvre les mesures appropriées pour leur protection et conservation.

À la fin du XIXe siècle, prenant conscience de l'intérêt de préserver les témoignages du passé, le gouvernement japonais formule les premières dispositions légales visant à protéger les édifices religieux anciens. Une loi, promulguée en 1897, établit la définition juridique d'un trésor national. Au cours du XXe siècle, les législateurs nippons élargissent celle-ci aux œuvres architecturales civiles, aux œuvres scripturales anciennes et à celles des beaux-arts et de l'artisanat, et ils précisent les critères de classement au titre de trésor national. La loi sur la protection des biens culturels de 1950, notamment, fixe les fondements de la politique patrimoniale du Japon.

Au début du troisième millénaire, le patrimoine national japonais comprend plus d'un millier de trésors nationaux, distingués parmi plus de quinze mille biens culturels matériels importants et dont quelques-uns sont inscrits sur la liste du patrimoine de l'humanité établie par l'UNESCO.

La région du Kansai, la ville de Kyoto en particulier, concentre, sur ses sites historiques, dans ses musées, ses temples bouddhiques et sanctuaires shintō, une part importante des trésors nationaux du Japon.

Lundi 16 janvier 2017

Représentation de la fondation légendaire du pays par l'empereur Jinmu.

L'histoire du Japon commence avec le peuplement d'un groupe d'îles au sud-est de la péninsule coréenne, environ 100 000 ans av. J.-C.. Les premières traces d'industrie, des pierres polies, remontent à 32 000 ans. Des poteries, parmi les plus anciennes de l'humanité, sont produites vers 16 500 ans avant notre ère lors de la période Jōmon, et comprennent les premières formes d'œuvres artistiques : les dogū. 400 ans avant notre ère sont introduites des technologies venant de Chine et de Corée comme la riziculture et la fonte du bronze et du fer.

La période Yamato, qui s'étend de 250 à 710, voit l'émergence de la première forme d'État structuré. Lors de sa première partie, de grands tertres funéraires, ou kofun, sont bâtis, et, progressivement, la région du Kansai s'impose en tant que centre politique. Au VIe siècle, le bouddhisme, arrivé au Japon via la Chine et la Corée, bouleverse profondément la vie politique du pays ; une constitution en 17 articles d'inspiration bouddhique est rédigée en 604 pour encadrer le fonctionnement de l'État. De nombreux immigrés originaires des royaumes coréens façonnent la vie politique et les arts de l'archipel japonais.

Du VIIIe siècle au XIIe siècle, une culture classique portée par une cour impériale se développe. Très influencée par des modèles continentaux dont elle s'émancipe dès le Xe siècle, elle est à l'origine d'œuvres comme le Tōdai-ji ou Le Dit du Genji. C'est aussi à cette époque que la scène politique se divise entre le pouvoir impérial, et celui de chefs de clans. Les clans Fujiwara, Taira, et Minamoto vont tour à tour accaparer la plupart des rouages de l'administration. Des famines sévissent régulièrement dans le pays, et l'insécurité qui s'installe entraîne la création d'une classe sociale de combattants, ou Bushi.

Le Moyen Âge japonais s'étend du XIIe siècle au XVIe siècle. Après la guerre de Genpei, qui s'achève en 1185, le pays est dirigé pour la première fois par un gouvernement extérieur à la cour impériale : le bakufu, basé dans la région du Kantō. Un système féodal, dirigé par le clan Hōjō, puis par les Ashikaga, structure le pays à partir de 1336. L'époque Sengoku, ou époque des provinces en guerre, clôt ce Moyen Âge, marqué par de grandes turbulences sociales et politiques et un morcellement du pays en plusieurs provinces et potentats. La réunification politique du pays est cependant réalisée sous l'impulsion successive des chefs militaires Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi, puis Tokugawa Ieyasu.

Le shogunat Tokugawa, qui s'ouvre en 1603 et se termine en 1868, correspond à l'époque d'Edo. Promouvant d'abord une politique commerciale active à l'étranger, il met en place une politique d'isolement par l'édit Sakoku de 1635. Le pays connaît une phase d'essor démographique et économique allant de la fin du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. Le néo-confucianisme importé de Chine sous-tend l'organisation de la société, et une division sociale en plusieurs classes s'instaure. Dans la culture, des formes artistiques comme le kabuki ou le haïku voient le jour, alors que dans le domaine scientifique, les études hollandaises ou Rangaku continuent de diffuser dans l'archipel les sciences et techniques occidentales...

Mardi 17 janvier 2017

Mur de scène, scène, pulpitum et orchestre.

Le théâtre antique de Sabratha est le théâtre romain de la cité antique de Sabratha en Afrique proconsulaire (devenue la moderne Tripolitaine), sur la côte méditerranéenne du Nord-Ouest de l'actuelle Libye. La date et les circonstances de sa construction sont indéterminées, comme celles de son abandon. Les archéologues ne peuvent qu’avancer des hypothèses approximatives, et situent sa construction vers la fin du IIe siècle ou au début du IIIe siècle. Après des siècles d’abandon, les fouilleurs redécouvrent la cité et son monument lors de l’occupation italienne de la Libye, au début du XXe siècle. Les travaux de dégagement et de restauration réalisés de 1927 à 1937 font du théâtre le monument le plus important du site de Sabratha, le théâtre le plus grand de l'Afrique romaine, et le plus spectaculaire du monde romain à double titre : la colonnade de son mur de scène est presque complètement reconstituée par une anastylose sur trois niveaux, et une exceptionnelle série de bas-reliefs orne la base de la scène (le pulpitum). Il pouvait accueillir environ 5 000 spectateurs et, dans son état restauré, il peut encore en contenir 1 500.

La période de la Seconde Guerre mondiale et de la monarchie libyenne mettent en sommeil l’intérêt pour Sabratha, qui revient avec le classement de ce site au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1982, pour lequel le théâtre est un monument déterminant du dossier. Toutefois, la grave détérioration de la situation libyenne à partir de 2011 fait craindre pour la conservation du monument et de ses bas-reliefs, inquiétude constatée par l’inscription du site à la liste du patrimoine mondial en péril le .

Mercredi 18 janvier 2017

Justinien, mosaïque de la basilique Saint-Vital de Ravenne, avant 547.

Justinien Ier ou Justinien le Grand (latin : Imperator Caesar Flavius Petrus Justinianus Sabbatius Augustus, grec ancien : Φλάβιος Πέτρος Σαββάτιος Ἰουστινιανός), né vers 482 à Tauresium, près de Justiniana Prima en Illyrie, et mort le à Constantinople, est un empereur romain d'Orient ayant régné de 527 jusqu'à sa mort. Il est l'une des principales figures de l'Antiquité tardive. Que ce soit sur le plan du régime législatif, de l'expansion des frontières de l'Empire ou de la politique religieuse, il a laissé une œuvre considérable.

D’origine modeste, il parvient aux faîtes du pouvoir grâce à l’action de son oncle et empereur Justin Ier dont il est l’un des principaux conseillers avant de devenir son successeur. Si son arrivée au pouvoir n’est pas sans troubles, puisqu’il doit faire face à la sédition Nika, il impose progressivement son autorité sur un Empire qui, depuis sa fondation, est constamment sur la défensive face aux assauts de nombreux adversaires et tente de faire perdurer l’héritage de Rome, au travers du projet de la restauration de l'Empire.

Justinien est souvent considéré comme le plus grand empereur de l’histoire byzantine ou encore comme le dernier grand empereur romain, avant que l'Empire romain d'Orient ne commence à se différencier de l’Empire romain dont il est le continuateur direct. Il est le dernier empereur à chercher à rétablir l’unité et l’universalité de l’Empire romain, ce qui l’amène à mener des guerres expansionnistes, principalement en Italie et en Afrique, tout en défendant victorieusement les frontières contre les Perses ou les Slaves. Au-delà de ses succès militaires, il entreprend une œuvre de codification législative de grande ampleur qui influence profondément l’évolution du droit en Europe pour les siècles à venir. Très pieux, il intervient fortement dans les affaires religieuses. Son ambition de reconstituer un Empire romain universel se confond avec sa volonté d’une foi chrétienne unique et universelle. De ce fait, il est très actif dans la lutte contre les dissidences religieuses, usant parfois de l’oppression et parfois du dialogue, notamment avec les monophysites, mêmes si ses résultats en la matière sont contrastés. En outre, il contribue à l’épanouissement de l’art byzantin, représenté par la construction de la basilique Sainte-Sophie mais aussi par de multiples autres édifices. Enfin, le règne de Justinien ne peut se concevoir sans le rôle des multiples personnages dont il a su s'entourer et qui lui ont permis de concrétiser ses ambitions, à l'image de sa femme, l'impératrice Théodora, de ses généraux, dont Bélisaire est le plus célèbre, du juriste Tribonien ou du préfet du prétoire Jean de Cappadoce.

Le règne de Justinien peut être décomposé en deux parties. De 527 à 540, les succès sont réels, souvent rapides et de grande ampleur. En revanche, la deuxième partie de son règne est plus contrastée. Les frontières de l’Empire sont assaillies et ses nouvelles conquêtes, notamment en Italie, sont compromises. Pour autant, si l’Empire vacille, la situation se rétablit sur l’ensemble des fronts et à sa mort, l’Empire romain d’Orient est à son apogée territorial. Sur le plan interne, la situation aussi se dégrade, parfois pour des raisons extérieures à l’empereur. La peste de Justinien et une série de catastrophes naturelles aboutissent à une profonde crise démographique dont les effets se font surtout ressentir après sa mort. En effet, sur bien des points, l’œuvre de Justinien apparaît inachevée. Ainsi, ses conquêtes territoriales ne lui survivent pas, de même que l'idée d'un Empire romain universel. Certains historiens ont pu critiquer les ambitions d’un empereur inconscient des forces réelles de son Empire et des enjeux les plus urgents auxquels il fait face. Pour autant, il reste encore aujourd’hui considéré comme un dirigeant de grande qualité, contribuant à faire rayonner l’héritage de la Rome antique.

Jeudi 19 janvier 2017

Extrait des 12 commandements du secrétaire d'État Backe, le 1er juin 1941.

Le Hungerplan (en français « Plan de la faim ») fait référence à la stratégie mise en place en 1941 par l'Allemagne nazie et son secrétaire d'État au ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, Herbert Backe, dans le cadre de la guerre contre l'Union soviétique. Elle prévoit que toute la nourriture produite dans les régions occupées par la Wehrmacht soit livrée aux troupes d'occupation et à la population du Troisième Reich. Les concepteurs de cette politique estiment que cette privation de nourriture aura pour conséquence une famine touchant 30 millions de personnes en Union soviétique. Ce plan est conçu et porté par un grand nombre de responsables de l'économie de guerre nazie. Même si son exécution échoue partiellement à cause de l'échec du Blitzkrieg sur le front soviétique, des dizaines de millions de Soviétiques souffriront de la famine et plusieurs millions en mourront.

Le Hungerplan a suscité un débat historiographique : s'agissait-il, dans le cadre du Plan de quatre ans développé par Hermann Goering, d'une planification détaillée de la famine découlant de la politique officielle du régime nazi et de son idéologie, ou plutôt du calcul économique des conséquences d'un approvisionnement de la Wehrmacht aux dépens des populations locales ? La plupart des historiens considèrent le plan comme la conséquence du racisme et de l'économie de guerre. À mesure de l'élaboration du plan, l'économie de guerre du Reich est dédiée tout entière aux impératifs de la Wehrmacht et du Reich allemand et rejoint ainsi, dans ses conséquences formulées explicitement et systématiquement justifiées par ses acteurs, la politique nazie d'extermination qui comprend l'élimination d'une grande partie de la population slave et la destruction de la totalité de la population juive.

Vendredi 20 janvier 2017

Pièce à l'effigie d'Antigone, portant l'inscription ΒΑΣΙΛΕΩΣ ΑΝΤΙΓΟΝΟΥ / BASILEÔS ANTIGONOU, « Roi Antigone ».

Antigone le Borgne (en grec ancien Ἀντίγονος Μονόφθαλμος / Antigonos Monophtalmos), né en 382 av. J.-C., mort en 301, est un général macédonien de Philippe II et d'Alexandre le Grand, roi d'Asie en 306 et fondateur de la dynastie des Antigonides qui règne après sa mort en Macédoine.

Il participe à la conquête de l'empire perse au titre de stratège des alliés grecs de la Ligue de Corinthe et de satrape de Grande-Phrygie ; il se distingue en étant victorieux des troupes perses en Asie mineure en 332. Maintenu à la tête de sa satrapie à l'issue des accords de Babylone qui suivent la mort d'Alexandre, il joue un rôle crucial dans les guerres des diadoques, d'abord comme fidèle d'Antipater puis pour le compte de sa propre ambition « impériale » après la mort du régent de Macédoine. Il remporte la bataille de Gabiène contre Eumène de Cardia en 316 et s'oppose ensuite notamment à Cassandre et à Ptolémée. Entre 315 et 314, il promulgue le décret de Tyr accordant la « liberté des Grecs » et fonde la ligue des Nésiotes, un confédération regroupant les îles des Cyclades.

La paix de 311 renforce sa main-mise sur une partie de l'Asie, tandis que son fils Démétrios mène le combat en Grèce et prend le contrôle d'Athènes en 307 pour ensuite vaincre Ptolémée à Salamine de Chypre et entreprendre le siège de Rhodes. Ces succès incitent Antigone à se proclamer roi d'Asie en 306 et à poursuivre la lutte en Grèce. Mais confronté à une coalition des diadoques, dont principalement Séleucos et Lysimaque, il est vaincu et tué à la bataille d'Ipsos et ses possessions sont partagées.

Se posant en champion de la liberté des cités grecques au gré de ses intérêts politiques et premier des diadoques à s'attribuer le titre royal, il est considéré par nombre d'historiens modernes comme le fondateur de l'État hellénistique.

Samedi 21 janvier 2017

Vue générale du village et de l'église.

Saulnot est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, à la limite du Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie de la communauté de communes du pays d'Héricourt et se trouve à la limite des Vosges saônoises et de l'aire urbaine de Belfort-Montbéliard. Son territoire vallonné, dont l'altitude varie de 324 à 522 mètres, comprend une grande partie de forêt ainsi qu'un marais servant de halte à plusieurs espèces d'oiseaux migrateurs. Il fait partie des collines pré-jurassiennes. La population municipale s'élève à Modèle:Données/Lumière sur/évolution population habitants en Modèle:Données/Lumière sur/évolution population.

Le village est marqué par un passé minier de huit siècles (du XIIe au XXe siècle) avec l'exploitation de la houille, du sel gemme issus du bassin keupérien et du minerai de fer. Il reçoit la croix de guerre 1939-1945 à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Saulnot est rendue célèbre dans les années 1970 par le groupe musical Ange qui s'est inspiré des récits d'un maréchal-ferrant du village pour la composition d'un album portant son nom, Émile Jacotey. Le principal monument identifiable dans le paysage est l'église en grès rose.

Dimanche 22 janvier 2017

Martin Irving Glickman dit Marty Glickman, né le et mort le à New York, est un athlète et commentateur sportif américain. Avant qu'il ne commence sa carrière de commentateur — et qu'il ne soit connu par ses prestations radiophoniques, puis télévisuelles, des matches des Giants, Jets et Knicks de New York notamment —, Marty Glickman a d'abord été célèbre pour ses performances d'athlète, dans le sprint et les épreuves de relais. Il a également évolué dans l'équipe de football américain de l'Orange de Syracuse (université de Syracuse).

Son nom est rattaché à son remplacement, avec le sprinteur Sam Stoller, de l'équipe américaine des Jeux olympiques d'été de 1936 organisés à Berlin, par Jesse Owens et Ralph Metcalfe dans l'équipe du relais 4 × 100 mètres le jour de la course, ce qui a provoqué une polémique, et mené à des accusations d'antisémitisme envers le Comité olympique des États-Unis.

Plus tard, continuant sa carrière à la radio, débutée avant la Seconde Guerre mondiale, Marty Glickman a l'occasion de commenter de très nombreux sports, tels que la boxe, le catch, la natation ou encore le ski, en plus du basket-ball, baseball et football américain. Il est notamment surnommé « la voix du basket-ball ».

Lundi 23 janvier 2017

Portrait d'Ernest-Auguste de Hanovre par George Dawe, vers 1828.

Ernest-Auguste Ier (en allemand : Ernst August I. von Hannover), duc de Cumberland et Teviotdale et roi de Hanovre, est né le au palais de Buckingham, à Londres, et mort le à Hanovre. Membre de la famille royale britannique, Ernest-Auguste Ier règne sur le royaume de Hanovre du à sa mort.

Cinquième fils du roi George III, Ernest est envoyé au Hanovre durant sa jeunesse pour son éducation et sa formation militaire. Alors qu'il sert dans l'armée hanovrienne contre la France révolutionnaire, il est grièvement blessé au visage en Wallonie. En 1799, il reçoit de son père le titre de duc de Cumberland et Teviotdale. Malgré l'hostilité de sa mère, la reine Charlotte, envers ses projets matrimoniaux, Ernest épouse, en , la princesse deux fois veuve Frédérique de Mecklembourg-Strelitz.

En tant que duc, Ernest est membre de la Chambre des lords, où il maintient une position extrêmement conservatrice, en particulier vis-à-vis des catholiques d'Irlande. Il est la cible de nombreuses rumeurs lancées ou alimentées par ses adversaires politiques, qui l'accusent du meurtre de son valet ou d'inceste avec sa sœur Sophie. Il est même accusé d'avoir l'intention d'assassiner sa nièce, la princesse Victoria, afin de monter sur le trône à sa place.

À la mort de son frère, le roi Guillaume IV, Ernest hérite du trône hanovrien, car la loi salique en vigueur dans ce royaume interdit aux femmes d'en hériter. Il devient ainsi le premier souverain de Hanovre à résider au royaume depuis George Ier, mettant un terme à une union personnelle entre la Grande-Bretagne et le Hanovre vieille de plus d'un siècle. Il connaît un règne paisible de quatorze ans, seulement troublé à ses débuts par l'affaire des Sept de Göttingen, des universitaires qui s'opposent à ses prétentions autocratiques. À sa mort, à l'âge de 80 ans, il laisse l'image d'un souverain populaire, ayant contribué au développement économique de son pays.

Mardi 24 janvier 2017

Le Shōkaku à Yokosuka, peu après son lancement.

La classe Shōkaku (翔鶴型, Shōkaku-gata?) est une classe de deux porte-avions construits pour la Marine impériale japonaise à la fin des années 1930. Terminés peu avant le début de la guerre du Pacifique en 1941, le Shōkaku et le Zuikaku sont « probablement les meilleurs porte-avions du monde » lors de leur construction. Construits dans le cadre du plan de réarmement japonais, non contraints par les restrictions du traité naval de Washington ayant expiré, ces deux porte-avions font l'objet de nombreux tests et bénéficient de l'expérience apportée par la construction de précédents porte-avions.

À l'exception de la bataille de Midway, ils participent aux opérations navales majeures de la guerre du Pacifique, parmi lesquelles l'attaque de Pearl Harbor, le raid sur Ceylan, la bataille de la mer de Corail et la campagne de Guadalcanal. Leurs groupes aériens coulent deux des quatre gros porte-avions perdus par l'United States Navy durant le conflit, ainsi qu'un porte-avions léger britannique. Le Shōkaku est finalement coulé par un sous-marin américain lors de la bataille de la mer des Philippines en et le Zuikaku est sacrifié comme leurre quatre mois plus tard durant la bataille du cap Engaño.

Mercredi 25 janvier 2017

Le théâtre, vue vers le nord-ouest.

Le site archéologique de Cherré est un complexe protohistorique mais surtout antique, situé sur la commune d'Aubigné-Racan, dans le département de la Sarthe, en France.

Cherré, à l'extrême-sud du département et au carrefour des territoires des Andécaves, des Aulerques Cénomans et des Turons, est tout d'abord une nécropole du Hallstatt puis de La Tène, comprenant des mégalithes, des tumuli, des sépultures et des dépôts d'armes rituels. La nécropole est probablement en relation avec un éperon fortifié situé non loin. Le complexe gallo-romain, dont la construction débute vers la fin du Ier siècle, connaît son apogée aux IIe et IIIe siècles et s'étend alors sur plus d'une quarantaine d'hectares. Toutefois, il ne semble pas faire l'objet d'une occupation permanente, comme en témoigne l'absence de trace probante d'habitat ou de voirie structurante. À cette époque, le complexe de Cherré se présente comme une « agglomération secondaire à fonctions religieuses dominantes », dédiée au culte impérial ou à un culte guerrier, lieu de rencontres saisonnières, commerciales et religieuses. Son utilisation cesse au IVe siècle. Ses monuments, dès lors abandonnés, servent de carrière de pierres pour de nouvelles constructions au Moyen Âge, églises romanes notamment. Ses ruines, qui se situent sur la rive droite du Loir, sont connues dès le début du XVIIIe siècle, mais il n'est formellement identifié comme site antique qu'en 1875 et son étude approfondie ne débute que dans les années 1970.

Les fouilles d'État, entreprises en 1976 par Claude Lambert et Jean Rioufreyt, et qui se poursuivent jusqu'en 2006, permettent de mettre au jour la nécropole halstattienne, un théâtre antique de 3 000 places, un bâtiment peut-être à double vocation (forum et macellum), deux temples, dont l'un assez semblable extérieurement à la Maison Carrée de Nîmes, des thermes romains et enfin un aqueduc alimentant l'ensemble du site. D'autres bâtiments, dont la fonction n'est pas connue, sont localisés mais restent à étudier.

Cherré est un site naturel classé depuis 1975. Le théâtre est classé au titre des monuments historiques en 1982 et, en 1991, ce sont tous les autres vestiges qui font l'objet d'une protection par inscription. Le site est une propriété du conseil départemental de la Sarthe qui, depuis la seconde moitié des années 2000, procède à des aménagements permettant un accès facilité aux ruines antiques et une meilleure information du public.

Jeudi 26 janvier 2017

Le droit au Québec est l'ensemble des règles de droit qui s'appliquent sur le territoire du Québec. Le droit québécois est caractérisé par deux spécificités importantes. D'une part, il tombe sous la responsabilité partagée du Parlement fédéral et du Parlement du Québec. De par la Constitution du Canada, chacun des gouvernements est responsable du droit relativement à ses sphères de compétences. D'autre part, pour des raisons historiques, le droit québécois s'identifie à deux traditions juridiques : la tradition civiliste et la common law. De façon générale, le droit privé québécois correspond à la tradition civiliste, tandis que le droit public est davantage influencé par la common law. Toutefois, les nombreuses influences que les deux traditions ont eues les unes à travers les autres amènent le Québec à avoir un système juridique mixte.

L'histoire du droit québécois explique la mixité des traditions juridiques au Québec. D'abord une colonie française sous le nom de Canada, le territoire québécois a été conquis par la Grande-Bretagne en 1760. Après avoir tenté d'imposer le droit anglais, la Grande-Bretagne a permis, par l'Acte de Québec de 1774, l'utilisation du droit civil dans les affaires privées. La distinction entre le droit privé de tradition française et le droit public de tradition anglaise perdure jusqu'à aujourd'hui. Le Québec possède ainsi son Code civil, adopté en 1994.

Le droit québécois se divise traditionnellement entre le droit privé et le droit public. Sur le plan privé, la plupart des règles qui régissent les relations entre individus sont prévues au Code civil du Québec. On y trouve les règles touchant le droit de la famille, la responsabilité civile, le droit des biensetc. Sur le plan public, le Québec n'a pas de constitution formelle. Plusieurs des règles publiques émanent de la common law, comme le droit administratif et le droit pénal. Enfin, le Québec a une Charte des droits et libertés de la personne qui protège les droits et libertés des personnes tant dans la sphère privée que publique.

Le plus haut tribunal ayant compétence sur le droit québécois est la Cour suprême du Canada ; viennent ensuite la Cour d'appel du Québec, puis la Cour supérieure du Québec. De plus, le système judiciaire du Québec comporte plusieurs autres cours et tribunaux administratifs. La gestion des tribunaux, et des organismes juridiques en général, est sous la responsabilité du ministère de la Justice. De même, la pratique du droit au Québec est encadrée par deux ordres professionnels : le Barreau du Québec et la Chambre des notaires. Un peu plus de 600 juges sont responsables de trancher les litiges au Québec.

Vendredi 27 janvier 2017

Réception d'une femme dans une loge d'adoption du Premier Empire (France).

L'admission des femmes en franc-maçonnerie est progressive et très diverse selon les époques et les pays. En 2016, dans un nombre croissant de pays, notamment en Europe, elles peuvent rejoindre des obédiences maçonniques mixtes ou exclusivement féminines, ces obédiences faisant généralement partie du courant adogmatique ou libéral de la franc-maçonnerie.

Historiquement, et tout en restant très restreinte, la présence de femmes du métier dans la maçonnerie opérative et sur des chantiers de construction est attestée dès le XIIIe siècle. Si elles ne sont pas strictement interdites d'accès, le statut des femmes en général à cette époque ne leur permet d'appartenir à des corporations que sous certaines conditions très spécifiques.

Dans la franc-maçonnerie spéculative, la première femme initiée aurait été Elisabeth Aldworth, reçue en Irlande vers 1712 dans des circonstances tout à fait inhabituelles. Après la création en 1717 de la première obédience maçonnique en Angleterre et la promulgation des constitutions d'Anderson, l'interdiction de les recevoir en loge maçonnique est institutionnalisée. Plus aucune femme n'est admise en tant que franc-maçonne au sens strict, jusqu'à l'initiation en France de Maria Deraismes le . Cependant, dans cet intervalle, il s'avère qu'apparaissent différents ordres mixtes d'inspiration maçonnique, tels que la maçonnerie dite « d'adoption », en France, ou encore l'« Eastern Star » aux États-Unis.

La création de la première obédience mixte en France à la fin du XIXe siècle est le début d'un long processus d'ouverture aux femmes d'une franc-maçonnerie spéculative, dont les obédiences et les pratiques sont exclusivement masculines depuis sa création. Au terme de multiples remises en cause, qui rejoignent parfois les combats féministes du début du XXe siècle, celui-ci voit l'installation de la première obédience féminine et le développement aux côtés de la branche mixte d'une franc-maçonnerie indépendante, ouverte aux femmes et pratiquant les rites maçonniques historiques, dans leurs plénitudes philosophiques et initiatiques. Si des interdictions concernant leur admission perdurent au XXIe siècle, et ce notamment dans la franc-maçonnerie dite « régulière » du courant de la Grande Loge unie d'Angleterre, cette dernière ne conteste plus la qualité de franc-maçonne des femmes initiées au sein de certaines obédiences mixtes anglaises ou de par le monde.

Samedi 28 janvier 2017

Scène du film, dans laquelle Efraín rêve qu'il se marie avec María, avec une technique de surimpression pour montrer deux fois le même personnage à l'écran.

María est un film colombien, muet et en noir et blanc, réalisé par Máximo Calvo Olmedo et Alfredo del Diestro, sorti en 1922.

Premier long métrage de fiction cinématographique réalisé en Colombie, ce film est une adaptation du roman du même nom de Jorge Isaacs. Il relate l'histoire d'amour entre Efraín, fils d'un riche propriétaire d'hacienda, et sa cousine germaine María. Si la plupart des sources disent que l'initiative de produire María serait due au prêtre franciscain Antonio José Posada, d'autres indiquent que l'idée reviendrait à Alfredo del Diestro. Le tournage, qui débute en octobre 1921, se déroule en partie dans les mêmes lieux que le roman, notamment dans l'hacienda El Paraíso. Ce long métrage est présenté pour la première fois le à Buga et à Cali.

Ce film est au centre de ce qui est considéré comme la première polémique sur les droits d'auteur dans l'industrie cinématographique colombienne, lorsque la famille Isaacs intente un procès contre Valley Film, la société de production du film, que cette dernière remporte. Cette controverse provoque l'interdiction de projection du film par les autorités locales dans plusieurs villes colombiennes, mais cette affaire juridique sert aussi de publicité additionnelle au film, qui bat des records d'affluence en Colombie.

C'est le seul film colombien de l'époque à être projeté dans les salles nationales durant plusieurs années. Si ce long métrage est un succès au niveau national, il aurait été un échec à l'étranger. L'accueil positif et le succès commercial de María permettent de donner une impulsion à la production cinématographique colombienne, d'autres producteurs étant à l'origine d'une vingtaine de films pendant l'époque du cinéma muet.

Malgré son importance, il ne reste aucune copie du film ; seul un fragment de 25 secondes a pu être préservé, ainsi que quelques dizaines de photographies. Un court métrage documentaire, En busca de María a été réalisé en 1985 par Luis Ospina et Jorge Nieto, avec la volonté de retracer l'histoire du tournage de María.

Dimanche 29 janvier 2017

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Lundi 30 janvier 2017

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Mardi 31 janvier 2017

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