Traité de Madrid (1526)

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Traité de Madrid.

Le traité de Madrid est signé le , par le roi François Ier alors prisonnier de l'empereur Charles Quint à la suite de la défaite française de Pavie ().

Détails du traité[modifier | modifier le code]

Selon ce traité, François Ier doit :

Le traité est rédigé en langue française par le secrétaire de Charles Quint, Jean Lallemand, et négocié par Jean de Selve, premier président du Parlement de Paris, et l'archevêque François de Tournon, envoyés comme émissaires à Madrid par Louise de Savoie, la mère du roi, pour négocier sa libération.

Négation du traité après sa sortie[modifier | modifier le code]

François Ier, tombé malade pendant son emprisonnement, et ayant peur de sa faiblesse, demande le à Gilbert Bayard, notaire et secrétaire du Roi de France, de rédiger un texte selon lequel toutes les concessions faites en vue de retrouver sa liberté seraient considérées comme nulles. Ainsi, à son retour en France après sa libération (le ), le Parlement de Paris proclame la Bourgogne inaliénable au royaume[1], le traité est souverainement cassé, et le roi de France peut le rejeter.

En représailles, ses fils sont gardés à Madrid et élevés à la cour d'Espagne et traités selon leurs rangs d'enfants royaux. Mais la situation reste stationnaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Pichot-Bravard, Histoire constitutionnelle des Parlements de l'Ancienne France, Ellipses Marketing, 2012.
  • Henri Hauser, Le traité de Madrid et la cession de la Bourgogne à Charles-Quint : étude sur le sentiment national bourguignon en 1525-1526, Paris, 1912.
  • Louis-Prosper Gachard, La captivité de François Ier et le Traité de Madrid, Bruxelles, 1860.

Articles connexes[modifier | modifier le code]