National-conservatisme

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Le national-conservatisme est une variante du conservatisme, qui se concentre en priorité sur l'intérêt national et sur le maintien de l'identité culturelle que la plupart des autres conservateurs[1]. En Europe, les conservateurs nationaux sont généralement eurosceptiques[2].

Le national-conservatisme est lié au conservatisme social : les partis nationaux conservateurs sont socialement « traditionnels », c'est-à-dire qu'ils soutiennent la famille traditionnelle[C'est-à-dire ?] et la stabilité sociale. Selon Sieglinde Rosenberger, « le national-conservatisme loue la famille comme une maison et un centre de l'identité, de la solidarité et de l'émotion. Beaucoup de nationaux-conservateurs sont donc les sociaux-conservateurs, ils militent aussi ainsi en faveur de la limitation de l'immigration et l'adoption d'une politiques de maintien de l'ordre »[réf. nécessaire].

Selon V.C. Mandal, « en plus de ces éléments communs, les nationaux conservateurs peuvent avoir des vues différentes dans les différents pays, en fonction de facteurs locaux. Cela est particulièrement vrai dans le cas des questions économiques, où les points de vue des nationaux conservateurs peuvent varier entre le soutien à une économie planifiée en préconisant une économie mixte centriste, à défendre une économie de laissez-faire ». Dans le premier cas (le plus commun), les nationaux conservateurs peuvent être distingués des conservateurs économiques, pour qui les politiques économiques de libre marché et la déréglementation sont les principales priorités. Certains commentateurs ont en effet identifié un écart croissant entre le national-conservatisme et le nationalisme économique[réf. nécessaire].

Partis nationaux-conservateurs dans le monde[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Ukraine Ukraine - Parti républicain ukrainien

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. parties and elections
  2. national-conservatism
  3. a, b et c (en) Elisabeth Bakke, Central and East European party systems since 1989, Cambridge University Press, , p. 79.
  4. (en) Wolfram Nordsieck, « Albania », Parties-and-elections.eu (consulté le 9 mai 2015).
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  17. http://www.liberation.fr/monde/2013/10/11/comment-viktor-orban-a-devore-son-extreme-droite_938916
  18. https://www.20minutes.fr/monde/1240197-20131022-hongrie-viktor-orban-lautoritarisme-tranquille
  19. http://www.lesobservateurs.ch/2013/10/31/une-interview-de-viktor-orban-le-patriotisme-est-une-bonne-chose/
  20. (ro) Bartek Pytlas, Radical Right Parties in Central and Eastern Europe: Mainstream Party Competition and Electoral Fortune, Routledge, , p. 36.
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  42. Skenderovic 2009, p. 124: "... and prefers to use terms such as 'national-conservative' or 'conservative-right' in defining the SVP. In particular, 'national-conservative' has gained prominence among the definitions used in Swiss research on the SVP".
  43. Geden 2006, p. 95.
  44. (en) Wolfram Nordsieck, « Switzerland » (consulté le 9 mai 2015).
  45. (en) « Erdoğan's Triumph », Financial Times,‎ (lire en ligne) :

    « The AKP is now a national conservative party — albeit rebalancing power away from the westernised urban elite and towards Turkey's traditional heartland of Anatolia — as well as the Muslim equivalent of Europe's Christian Democrats. »

    .
  46. (en) Ali Carkoglu, Turkey and the European Union: Domestic Politics, Economic Integration and International Dynamics, Routledge, , p. 127