Les Signataires par le sang

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Les Signataires par le sang
El-Mouaguiine Biddam
Image illustrative de l'article Les Signataires par le sang

Idéologie Salafisme djihadiste
Objectifs Instauration d'un califat régi par la charia
Statut Fusion avec le MUJAO pour former Al-Mourabitoune
Fondation
Date de formation Décembre 2012
Actions
Mode opératoire Lutte armée, guérilla, attentat-suicide, prise d'otages
Zone d'opération Mali, Algérie, Niger
Période d'activité Décembre 2012 -
Organisation
Chefs principaux Mokhtar Belmokhtar
Membres 200 à 300[1]
Allégeance Flag of Jihad.svg Al-Qaïda
Guerre du Mali
Guerre du Sahel

Les Signataires par le sang ou Ceux qui signent par le sang (El-Mouaguiine Biddam) est une organisation militaire et terroriste, d'idéologie salafiste djihadiste, née en décembre 2012 d'une scission d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. Elle est fondée par Mokhtar Belmokhtar pendant la guerre du Mali. Le , le mouvement fusionne avec le MUJAO pour former Al-Mourabitoune.

Formation[modifier | modifier le code]

En octobre 2013, Mokhtar Belmokhtar est destitué du commandement de sa katiba par Abdelmalek Droukdel, en raison de son comportement jugé trop indépendant et de ses désobéissances[2].

Aussi, début décembre 2012, Mokhtar Belmokhtar, annonce sa rupture avec Al-Qaïda au Maghreb islamique et la création d'un nouveau groupe armé ; « Les Signataires par le Sang » dont le but est la consolidation « du règne de la charia » dans le Nord du Mali, alors contrôlé par les islamistes. Belmokhtar installe sa base à Gao, ville occupée par le MUJAO[3],[4].

Actions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : prise d'otages d'In Amenas.

En janvier 2013, Belmokhtar et les Signataires par le sang revendiquent l'attaque et la prise d'otages de l'usine gazière d'In Amenas en Algérie. L'attaque est confiée à la brigade Al-Mouthalimin (les enturbannés), elle est baptisée par les islamistes opération Abdel Rahim Al-Mauritani, en hommage à un terroriste du même nom tué par les forces de sécurité. Du 16 au 19 janvier, plusieurs centaines d'employés sont pris en otages par les assaillants. À la suite de l'assaut des forces algériennes, sept sont exécutés sommairement. Au terme des affrontements 37 otages étrangers, un otage algérien et 29 combattants islamistes sont morts[5],[6].

Le samedi 2 mars, l'armée tchadienne déclare avoir tué Mokhtar Belmokhtar pendant la bataille de l'Adrar de Tigharghâr[7]. Le Tchad s'appuie sur des témoignages de prisonniers, ainsi que sur des photos prises par des soldats[8].

Cependant un membre d'AQMI, dont les déclarations publiées sur des sites islamistes sont relevées par l'agence de presse mauritanienne Sahara Media, dément la mort de Mokhtar Belmokhtar et affirme que ce dernier combat dans la région de Gao et non dans l'Adrar des Ifoghas[9].

Le 1er avril, à la suite d'un contact avec l'Agence Nouakchott d'Information, la mort de Belmokhtar est démentie par Hamada Ould Mohamed Kheirou chef du MUJAO, ainsi que par Moghrane, porte-parole de la katiba Al-Mouthalimin (les enturbannés), des Signataires par le sang. Moghrane évoque également les pertes du mouvement dans la guerre du Mali, et notamment pendant la bataille de Tigharghâr et les attaques de Gao, il affirme que les Moulthamins ont « déploré 15 à 20 combattants au cours des offensives de la chaîne de montagnes de Tigharghart et qu'ils ont tué un certain nombre de soldats français, dont un officier des transmissions. » 20 autres ont été tués à Gao, 5 sont portés disparus et « 15 autres ont été tués dans d'autres combats, dont Abou Aicha Almassri, Ziyad Al Tounoussi, Farouk Almaghribi, deux Mauritaniens, dont Ahmed Ould El Moctar, un Soudanais et d'autres[10]. »

Le 1er avril, le MNLA affirme avoir livré deux actions victorieuses contre les Signataire par le Sang et le MUJAO, les 29 et 30 mars, près d'Anéfif lors des combats de Teghboubinene et d'In Arab. Les indépendantistes du MNLA déclarent avoir tué 17 jihadistes, dont Abou Haq Younousse, un des chefs du groupe de Belmokhtar[11].

Le , le porte-parole El-Hassen Ould Khalill, dit Jouleibib, affirme que les Signataires par le sang ont pris part aux attentats d'Agadez et Arlit conjointement avec le MUJAO, il déclare également que l'opération a été supervisée par Mokhtar Belmokhtar[12].

Le , selon un communiqué signé par Ahmed Ould Amer, dit Ahmed al-Tilemsi et Mokhtar Belmokhtar, le MUJAO et Les Signataires par le sang annoncent leur fusion en un seul mouvement[13]. Ceux-ci prennent le nom de Al-Mourabitoune (Les Almoravides)[14].

Drapeaux[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]