Jaych al-Nokhba

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Jaych al-Nokhba
Image illustrative de l'article Jaych al-Nokhba

Idéologie Nationalisme syrien
Objectifs Renversement du régime baasiste de Bachar el-Assad
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Pays d'origine Syrie
Actions
Zone d'opération Gouvernorats d'Idleb, Alep et Hama
Organisation
Chefs principaux Mohammed al-Ghabi (tué en 2016)
Membres 4 000[1]
Fait partie de Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Chambre d'opération Hawar Kilis (depuis 2016)
Soutenu par Turquie
Guerre civile syrienne

Jaych al-Nokhba (arabe : جيش النخبة, « L'Armée d'élite »), fondé le sous le nom de Jaych al-Tahrir (arabe : جيش التحرير, « L'Armée de la Libération »), avant se rebaptiser le , est un groupe rebelle de la guerre civile syrienne.

Drapeaux[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Jaych al-Tahrir est formé par le par la fusion de plusieurs groupes de l'Armée syrienne libre : une partie du Front du Levant, la 312e division, la 9e brigade, la 46e division et les compagnies al-Haq[2]. Le , le groupe se rebaptise et prend le nom de Jaych al-Nokhba.

Affiliations[modifier | modifier le code]

Le groupe fait partie de l'Armée syrienne libre[3] et il intègre la Chambre d'opération Hawar Kilis en avril 2016[4].

Effectifs et commandement[modifier | modifier le code]

Le groupe compte 4 000 combattants selon l'agence Reuters, actifs dans le nord de la Syrie[1]. Il est commandé par Mohammed al-Ghabi, mais ce dernier est enlevé avec plusieurs de ses adjoints par des hommes du Front al-Nosra le 2 juillet 2016 à Kafranbel, dans le gouvernorat d'Idleb[1]. Une quarantaine de combattants de la brigade sont également arrêtés à des barrages routiers[1]. Mohammed al-Ghabi est par la suite relâché, mais lors des combats au nord d'al-Bab contre l'État islamique, il est touché par l'explosion d'une mine et meurt quelques jours plus tard des suites de ses blessures le 4 novembre 2016[5],[6],[7].

Zones d'opérations[modifier | modifier le code]

Jaych al-Tahrir est actif dans le gouvernorat de Hama[8],[9], le gouvernorat d'Alep[9] et le gouvernorat d'Idleb[1],[9]. Un quartier-général est établi en Turquie à Reyhanlı, près de la frontière syrienne[7].

Actions[modifier | modifier le code]

Au printemps 2016, le groupe affronte l'État islamique au nord de Marea[7]. Il prend ensuite part à l'Opération Bouclier de l'Euphrate aux côtés de l'armée turque[10].

Fin 2016, sur l'initiative de son chef Mohammed al-Ghabi, Jaych al-Tahrir forme dans un village — dont la localisation est maintenue secrète — près de la frontière turque, un centre d'accueil pour « déradicaliser » des déserteurs de l'État islamique. Ces derniers — une soixantaine en novembre 2016 — sont suivis psychologiquement et reçoivent des cours dispensés par des juristes et des séminaires tenus par des théologiens. Contrairement à la Division al-Hamza, Mohammed al-Ghabi refuse cependant d'enrôler des déserteurs dans son groupe[7].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]