Front de libération du Macina

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Front de libération du Macina
Image illustrative de l'article Front de libération du Macina

Idéologie Salafisme djihadiste
Objectifs Établir un État islamique au Mali régi par la charia
Statut Actif
Fondation
Date de formation Vers janvier 2015
Pays d'origine Mali
Actions
Zone d'opération Centre du Mali
Organisation
Chefs principaux Amadou Koufa
Abou Yehiya
Membres 50 à 200[1],[2],[3]
Fait partie de Ansar Dine
Guerre du Mali

Le Front de libération du Macina (FLM), aussi appelé la katiba Macina est groupe armé salafiste djihadiste rattaché à Ansar Dine qui apparaît en janvier 2015.

Fondation[modifier | modifier le code]

Le nom de « Front de libération du Macina » semble avoir une origine extérieure aux djihadistes[4], le groupe se donne officiellement le nom de « katiba Macina »[3],[5]. Le groupe serait composé d'anciens combattants du MUJAO[6], majoritairement peuls[7],[8].

Le FLM est rattaché à Ansar Dine, le le mouvement publie sa première vidéo dans laquelle il affiche son affiliation au groupe d'Iyad Ag Ghali[9],[10],[11],[3]. Le FLM est particulièrement lié avec la katiba Khalid Ibn Walid, une autre brigade d'Ansar Dine active dans le sud du Mali. Selon la DGSE malienne, un Peul nommé Hassan Dicko et surnommé « Abou Leila » ferait le lien entre les deux groupes. Considéré comme le bras droit d'Amadou Koufa, il est cependant arrêté le 5 septembre 2015[2].

Commandement[modifier | modifier le code]

Le fondateur du groupe est Amadou Koufa, un marabout qui était en janvier 2013, l'un des planificateur de l'offensive sur Konna[12],[8],[13],[14],[15].

Le chef militaire est Mahmoud Barry, dit Abou Yehiya. Ce dernier est arrêté par la DGSE malienne le 26 juillet 2016 entre Nampala et Dogofry[16],[17],[18].

Un autre chef du groupe, Bekaye Sangaré, est tué par le garde nationale malienne à Mougna, près de Djenné, le [19],[20].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Fin 2015, la DGSE malienne estime que le FLM compte 170 hommes[2], principalement peuls. À la même période, le général français François Labuze, chef de la force Barkhane au Mali, estime que le FLM ne compte que quelques dizaines d'hommes[21]. Le Monde, en mai 2016, parle de 200 hommes[3].

Actions[modifier | modifier le code]

Le groupe apparaît en 2015 avec l'attaque de Nampala le 5 janvier, puis celle de Ténenkou le 16 janvier[8],[13],[14],[22]. Avec Ansar Dine, le groupe compte étendre l'insurrection djihadiste au sud du Mali[23].

Dans un rapport publié le , Human Rights Watch accuse le groupe d'avoir exécuté sommairement au moins cinq civils[7],[22]

Le , Souleyman Mohamed Kennen, un proche d'Amadou Koufa, également lié à Al-Mourabitoune, revendique l'attaque de l'hôtel Byblos de Sévaré. Pour RFI, ces deux revendications semblent indiquer qu'il existe des passerelles entre les différents groupes djihadistes[24],[25].

Le , le FLM revendique l'attentat du Radisson Blu de Bamako qu'il affirme avoir mené avec le soutien d'Ansar Dine ; le groupe déclare que cinq hommes ont pris part à l'attaque, que deux ont été tués et que trois sont parvenus à s'enfuir. Ses déclarations sont cependant contradictoires à celles d'Al-Mourabitoune, qui avait également revendiqué l'attaque trois jours plus tôt[26],[27],[28]

Le 8 mars 2016, un collectif regroupant responsables gouvernementaux, élus locaux, chefs religieux, associations et notables, affirme être parvenus, au cours de plusieurs semaines de négociations et d'une « campagne de sensibilisation », à convaincre 200 jeunes hommes de quitter les rangs des djihadistes. Il s'agirait selon eux essentiellement de membres du Front de libération du Macina dans la région de Mopti[29],[30].

La katiba Macina revendique l'attaque de Nampala le [31].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Leroux, Mali: l'armée française remet la pression sur les jihadistes dans le Nord, AFP, 12 juillet 2016.
  2. a, b et c Rémi Carayol, Mali : Keïta et Koufa, l’inquiétant duo terroriste du Sud, Jeune Afrique, 3 décembre 2015.
  3. a, b, c et d L’émir djihadiste Mokhtar Belmokhtar « réapparaît » dans une série de messages, Le Monde, 20 mai 2016.
  4. Guillaume Thibault, Des «violences armées quasi-quotidiennes» dans le centre du Mali selon ICG, RFI, 18 juin 2016.
  5. Rémi Carayol, Carte : au centre du Mali, une constellation de groupes armés, Jeune Afrique, 18 juin 2016.
  6. Mali Actu : Composée d’anciens membres du MUJAO : La Force de libération du Macina, l’un des bras armés d’Iyad Ag Ghaly, sème la terreur dans la région de Mopti, par Abdoulaye Diarra.
  7. a et b Human Rights Watch : Mali : La fragilité de l’État de droit et les abus mettent en péril la population
  8. a, b et c Soir de Bamako : Attaque de la localité de Ténenkou : Le djihadiste Hamadoun Koufa serait-il le commanditaire ?
  9. David Thomson, Le "Front de libération du Macina" diffuse une 1re vidéo et se présente comme la brigade Macina d'Ansar Din, twitter, 18 mai 2016.
  10. Lemine Ould Mohamed Salem, Enseignement majeur à tirer de cette vidéo est que tous les groupes jihadistes maliens sont affiliés à Anqardine d'Iyad Ag Ghali., twitter, 18 mai 2016.
  11. Le Front de libération du Macina menace la France et ses alliés dans une vidéo, RFI, 19 mai 2016.
  12. Mali: qui est Amadou Koufa, ce prêcheur radical qui inquiète?, RFI, 6 juillet 2015.
  13. a et b Le Républicain Mali : Attaques de Tenenkou : L’ombre de Hammadoun Koufa avec un Mouvement de Libération du Macina plane
  14. a et b Lerepublicainmali : Communales 2015 : IBK programme les élections de la partition du Mali
  15. Mali: qui est derrière les attaques dans le centre du pays?, RFI, 12 avril 2015.
  16. Un chef djihadiste arrêté au Mali, Le Figaro avec AFP, 27 juillet 2016.
  17. A. Diakité, L’Emir Mahmoud Barry alias Abou Yehiya, leader de la katibat Ançar Eddine du Macina, arête par la DGSE entre Nampala et Dogofri, Malijet, 27 juillet 2016.
  18. Mali: arrestation d’un chef jihadiste d’Ansar Dine, RFI, 27 juillet 2016.
  19. Mali: un chef djihadiste abattu, Le Figaro avec AFP, 14 juillet 2017.
  20. Mali: des terroristes s'en prennent aux symboles de l'Etat près de Djenné, RFI, 14 juillet 2017.
  21. David Baché, Mali : la lutte sans fin contre les djihadistes, Le Figaro, 27 novembre 2015.
  22. a et b RFI : Mali: un rapport de HRW dénonce les violences des divers groupes armés
  23. Mali: des groupes jihadistes s’allient pour ouvrir un front au Sud, RFI, 14 juillet 2015.
  24. Attaque de Sévaré au Mali: l'identité des auteurs se précise, RFI, 12 août 2015.
  25. Pierre Longeray, Double revendication pour l’attaque de l’hôtel de Sévaré au Mali, Vice news, 11 août 2015.
  26. Mali: une seconde revendication de l’attaque de l'hôtel Radisson, RFI, 23 novembre 2015.
  27. http://theconversation.com/limpasse-du-contre-terrorisme-au-sahel-52171
  28. http://www.connecting-in-times-of-duress.nl/les-violences-recentes-dans-le-centre-du-mali-le-hayre-serait-il-en-passe-de-redevenir-un-no-mans-land/
  29. Centre du Mali: 200 jeunes « déradicalisés » se sont engagés à quitter les groupes jihadistes, Mali Actu avec AFP, 8 mars 2016.
  30. Mali: élus et société civile veulent «déradicaliser» les jeunes de Mopti, RFI, 8 mars 2016.
  31. Mali: 17 soldats tués dans une attaque revendiquée par deux groupes armés, AFP, 19 juillet 2016.