Faylaq al-Rahmane

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Faylaq al-Rahmane
Image illustrative de l'article Faylaq al-Rahmane

Idéologie Nationalisme syrien, islamisme sunnite
Objectifs Renversement du régime baasiste de Bachar el-Assad
Statut Actif
Fondation
Pays d'origine Syrie
Actions
Zone d'opération Gouvernorat de Rif Dimachq
Organisation
Chefs principaux Abed al-Naser Shmer
Membres 2 000 à 7 000[1],[2]
Fait partie de Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Soutenu par Qatar, Turquie
Guerre civile syrienne

Faylaq al-Rahmane (arabe : فيلق الرحمن, « La Légion du Tout Miséricordieux ») est un groupe rebelle de la guerre civile syrienne.

Affiliations[modifier | modifier le code]

Faylaq al-Rahmane est affilié à l'Armée syrienne libre[2],[3],[4],[5],[6].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Faylaq al-Rahmane est islamiste[6]. Le groupe est considéré comme modéré par Charles Lister, chercheur américain au Brookings Doha Center[1]. Selon Aron Lund, chercheur suédois à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, la légion est composée de factions locales et de groupes islamistes traditionnel ayant refusé de rallier les salafistes de Jaych al-Islam. Elle entretient également de très mauvaises relations avec le Front al-Nosra, qui qualifie les combattants de Faylaq al-Rahmane de « laïcs » et d'« apostats »[4].

Effectifs et commandement[modifier | modifier le code]

En 2015, Faylaq al-Rahmane revendique 7 000 combattants[2],[7]. La même année le chercheur américain Charles Lister estime ses effectifs à plutôt 2 000 hommes[1].

Les forces de Faylaq al-Rahmane sont divisées en plusieurs groupes ; la Brigade Al-Baraa, les Brigades Al-Habib al-Mustafa, la Brigade Um al-Qara, la Brigade Jund al-Asimah et plusieurs autres[2].

Faylaq al-Rahmane est commandée par le capitaine Abed al-Naser Shmer[2].

Zones d'opérations[modifier | modifier le code]

Le groupe est actif dans le Gouvernorat de Rif Dimachq, il est présent dans la Ghouta orientale, dans les montagnes du Qalamoun, il est le mouvement rebelle le plus puissant dans le quartier de Jobar, à l'est de Damas[2],[8],[9]. À partir de 2016, il est aussi le groupe rebelle le plus puissant dans la Ghouta orientale après Jaych al-Islam[10]. Ses forces sont présentes dans l'ouest de cette zone[10].

Actions[modifier | modifier le code]

Faylaq al-Rahmane prend part à la bataille de la Ghouta orientale contre le régime syrien, mais le 28 avril 2016 il entre également en conflit avec le groupe Jaych al-Islam[4].

Ralliements[modifier | modifier le code]

L'Union islamique Ajnad al-Cham annonce sa dissolution le et son ralliement à Faylaq al-Rahmane[11],[12].

Soutiens[modifier | modifier le code]

Faylad al-Rahman est soutenu par la Turquie et le Qatar[13],[14],[15].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Charles Lister, Yes, there are 70,000 moderate opposition fighters in Syria. Here’s what we know about them, The Spectator, 27 novembre 2015.
  2. a, b, c, d, e et f Hasan Mustafa, The moderate rebels: a growing list of vetted groups fielding BGM-71 TOW anti-tank guided missiles, octobre 2015.
  3. Asaad Hanna, Don't underestimate Free Syrian Army, Al-Monitor, 1er octobre 2015.
  4. a, b et c Aron Lund, Showdown in East Ghouta, Fondation Carnegie pour la paix internationale, 4 mai 2016.
  5. Ellen Francis et Suleiman Al-Khalidi, Offensive des rebelles syriens en banlieue nord-est de Damas, Reuters, 20 mars 2017.
  6. a et b Madjid Zerrouky, Marc Semo et Benjamin Barthe, La rébellion poursuit son offensive dans le centre de Damas, Le Monde, 22 mars 2017.
  7. Al-Rahman Legion, RFS, 23 juillet 2015.
  8. Madjid Zerrouky, Troisième jour de combats à Damas, où les rebelles tentent d’« inverser le rapport de forces », Le Monde, 21 mars 2017.
  9. Syrie: de Damas à Hama en passant par Lattaquié, la rébellion syrienne multiplie les offensives contre le régime, France Soir, 22 mars 2017.
  10. a et b Aron Lund, Syria: East Ghouta Turns on Itself, Again, The Century Foundation, 1er mai 2017.
  11. The Islamic Union of Ajnad al-Sham in the Eastern Ghouta declares “full merging” with Rahman Corps, OSDH, 20 février 2016.
  12. Albin Szakola et Ullin Hope, Damascus rebels merge amid Jaysh al-Islam “intimidation”, now.mmedia.me, 19 février 2016.
  13. Lina Kennouche, La bataille de la Ghouta, un affrontement de longue durée, OLJ, 20 mai 2016.
  14. Sammy Ketz, Face à la crise Arabie-Qatar, la rébellion syrienne dans l'embarras, OLJ avec AFP, 18 juin 2017.
  15. Isabelle Mandraud et Benjamin Barthe, En Syrie, les ambiguïtés de la « Pax Poutina », Le Monde, 18 septembre 2017.