Faylaq al-Cham

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Faylaq al-Cham
Image illustrative de l'article Faylaq al-Cham

Idéologie Islamisme sunnite, nationalisme syrien
Objectifs Renversement du régime de Bachar el-Assad
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Pays d'origine Syrie
Actions
Zone d'opération Gouvernorats d'Alep, Idleb, Homs et Hama
Organisation
Chefs principaux Mondher Saras
Membres 4 000 à 7 000[1],[2],[3]
Fait partie de Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Chambre d'opération de Marea (2014-2016)
Armée de la conquête (2015-2016)
Fatah Halab (2015-2016)
Soutenu par Turquie, Qatar
Guerre civile syrienne

Faylaq al-Cham (arabe : فيلق الشام, la « Légion du Levant » ou la « Légion du Cham ») est un groupe rebelle de la guerre civile syrienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Faylaq al-Cham est créé le à Idleb[4],[5],[3].

Affiliations et alliances[modifier | modifier le code]

Faylaq al-Cham est affilié à l'Armée syrienne libre[6],[7],[8]. Le , il fait partie des groupes qui forment l'Armée de la conquête dans le gouvernorat d'Idleb[9],[10]. Il se retire cependant de cette coalition le , mais sans faire état de tensions avec les autres groupes, et annonce qu'il se redéploie à Alep afin de lutter contre les forces du régime qui progressent sur ce front[11].

En septembre 2014, il intègre la Chambre d'opération de Marea[12].

Le , Faylaq al-Cham forme avec une trentaine d'autres groupes rebelles la coalition Fatah Halab, active à Alep[13],[14].

Le , le Harakat Nour al-Din al-Zenki se dissout et sa branche présente dans le Nord de la Syrie préfère rallier le Faylaq al-Cham, contrairement à l'ensemble du groupe, qui intègre le Hayat Tahrir al-Cham[15],[16].

Défection[modifier | modifier le code]

Le , la branche du groupe présente dans le gouvernorat d'Alep décide de se dissoudre et de former le Liwa Fursan al-Thawra (Brigade des chevaliers de la révolution)[17].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le groupe est islamiste, proche des Frères musulmans[1],[4],[5],[2]. Il est classé comme modéré par Charles Lister, chercheur américain au Middle East Institute (en) et par Raphaël Lefèvre et Ali el Yassir, analystes à la Fondation Carnegie pour la paix internationale[1],[4],[5].

Organisation[modifier | modifier le code]

Commandement[modifier | modifier le code]

Le groupe est commandé par Mondher Saras[4] et son chef militaire est le major Yasser Abdul Rahim[18],[3].

Effectifs[modifier | modifier le code]

Faylaq al-Cham dispose de 19 brigades[4],[2]. Vers fin 2015 et début 2016, la légion compte environ 4 000 hommes selon Charles Lister, chercheur américain au Middle East Institute (en) et Jennifer Cafarella et Genevieve Casagrande, analystes pour the Institute for the Study of War (en)[1],[2]. Fin 2016, les effectifs du groupe sont estimés à 7 000 hommes par Archicivilians[3].

Zones d'opérations[modifier | modifier le code]

En 2015, la légion est surtout présente dans les gouvernorats d'Idleb, Homs, Hama et Lattaquié[4],[1],[3],[2]. Elle se redéploie dans le gouvernorat d'Alep en janvier 2016[11]. Elle est également présente, mais de façon bien moins importante, dans la région de Damas[4].

D'après the Institute for the Study of War (en), Faylaq al-Cham est le seul groupe armé syrien, avec Ahrar al-Sham, à être présent et actif sur plusieurs fronts en différents points du territoire syrien[19].

Actions[modifier | modifier le code]

Comme d'autres groupes rebelles, Faylaq al-Cham organise des exfiltrations de déserteurs de l'État islamique. En août 2016, le groupe convertit un immeuble d'Azaz en centre de rétention. 300 déserteurs de plusieurs nationalité, dont 21 femmes, y sont assignés en novembre 2016[20].

Soutiens[modifier | modifier le code]

Le groupe est soutenu par la Turquie et le Qatar[2].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Charles Lister, Yes, there are 70,000 moderate opposition fighters in Syria. Here’s what we know about them, The Spectator, 27 novembre 2015.
  2. a, b, c, d, e et f Jennifer Cafarella et Genevieve Casagrande, Syrian Armed Opposition Forces in Aleppo, Institute for the Study of War, 13 février 2016.
  3. a, b, c, d et e InfoGraphic: Sham Legion | Armed faction in Syria, Archicivilians, 6 novembre 2016.
  4. a, b, c, d, e, f et g Raphaël Lefèvre et Ali el Yassir, The Sham Legion: Syria’s Moderate Islamists, Carnegie Endowment for International Peace, 15 avril 2014.
  5. a, b et c Alain Chemali, Syrie : l'Armée de la conquête, une coalition hétéroclite contre Assad et Daech, Francetv info 9 octobre 2015.
  6. Charles Lister, The Free Syrian Army: A decentralized insurgent brand, Middle East Institute, 26 novembre 2016.
  7. Luc Mathieu, Syrie, un conflit à multiples fractions, Libération, 3 août 2016.
  8. Pierre Magnan, La Turquie entre en Syrie pour combattre l’EI… mais aussi les Kurdes, Géopolis, 24 août 2016.
  9. Wassim Nasr, twitter.
  10. Hala Kodmani, Syrie: qui se cache derrière l’Armée de la conquête ?, Libération, 30 juillet 2015.
  11. a et b Syrie : des rebelles quittent une coalition, se recentrent sur Alep, Reuters, 3 janvier 2016.
  12. (en) @archicivilians‏, InfoGraphic+Map: Factions involved in North Aleppo's Opposition / SDF Conflict | #Syria.HD:, Twitter, 1er décembre 2015.
  13. Luc Mathieu, Syrie : l’Armée de la conquête sur le chemin de Damas, Libération, 14 mai 2015.
  14. "Infographic: "Fatah Halab" military operations room – coalition of 31 rebel factions", Archicivilians, 18 juin 2015.
  15. (en) Thomas Joscelyn, Al Qaeda and allies announce ‘new entity’ in Syria, The Long War Journal, 28 janvier 2017.
  16. (en) Michael Horowitz, Nour al-Din al-Zinki fighters operating in northern Aleppo announce they are breaking away from the group and joining Faylaq al-Sham #Syria, Twitter, 28 janvier 2017.
  17. (en) @Ivan Sidorenko, Rebels In Northern Syria who were under banner Harakat Nour al-Dine al-Zinki have merged w/ "Faylaq al-Sham now named "Liwa Fursan al-Thawra, Twitter, 28 février 2017.
  18. Josh Wood, Syrian rebels fighting ISIL have a new target in their sights – US-allied Kurds, The National, 31 octobre 2016.
  19. René Backmann, « Syrie: et si l’opposition avait aussi un projet d’Etat islamique? », sur Mediapart, (consulté le 28 mars 2016).
  20. Delphine Minoui, En Syrie, la déradicalisation des déserteurs de Daech a commencé, Le Figaro, 13 novembre 2016.