Bourgogne-Franche-Comté

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Bourgogne-Franche-Comté
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Blason de Bourgogne-Franche-Comté
Blason
Drapeau
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Siège de la préfecture Dijon
Siège du conseil régional Besançon
Départements et collectivités territoriales Côte-d'Or (21)
Doubs (25)
Jura (39)
Nièvre (58)
Haute-Saône (70)
Saône-et-Loire (71)
Yonne (89)
Territoire de Belfort (90)
Arrondissements 24
Cantons 152
Communes 3 831
Conseil régional Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté
Présidente Marie-Guite Dufay (PS)
2015-2021
Préfète Christiane Barret
ISO 3166-2 FR-BFC
Démographie
Gentilé Bourguignon
Franc-Comtois
Population 2 820 623 hab. (2014)
Densité 59 hab./km2
Rang (population) 11e sur 18
Langues
régionales
bourguignon, berrichon, franc-comtois, arpitan et jurassien
Géographie
Superficie 47 784 km2
Rang 6e sur 18
Localisation
Localisation de Bourgogne-Franche-Comté
Liens
Site web bourgognefranchecomte.fr

La Bourgogne-Franche-Comté (parfois abrégée BFC) est une région administrative française issue de la fusion administrative de deux régions historiquement et en partie économiquement liées[1], la Bourgogne et la Franche-Comté, dans le cadre de la réforme territoriale de 2014, actée le et effective le , après les élections régionales de décembre 2015.

L'acte III de la décentralisation renforce essentiellement deux types de collectivités : la région grâce à la loi NOTRe et l'intercommunalité grâce à la loi MAPTAM. Le premier volet a donné lieu à la création de la grande région tandis que le second est axé sur les grandes agglomérations régionales. Dijon Métropole est l'unique intercommunalité de plus de 200 000 habitants de la région. Elle est suivie par la communauté d'agglomération du Grand Besançon avec plus de 190 000 habitants. Les communautés d'agglomération de Pays de Montbéliard Agglomération, du Grand Belfort et du Grand Chalon dépassent quant à elles les 100 000 habitants.

La région s'étend sur 47 784 km2, compte 2 820 623 habitants en 2014 et réunit les huit départements de la Côte-d'Or, du Doubs, de la Haute-Saône, du Jura, de la Nièvre, de Saône-et-Loire, du Territoire de Belfort et de l'Yonne.

Le siège de la collectivité territoriale régionale se trouve à Besançon tandis que l'assemblée et les commissions se réunissent à Dijon. C'est également à Dijon que se trouve la préfecture de région mais les grands services régionaux de l'État sont répartis entre Besançon et Dijon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La dénomination « Bourgogne-Franche-Comté », parfois abrégée en « BFC[2],[3] » est un mot composé formé à partir du nom des deux régions fusionnées, dans l’ordre alphabétique.

Le conseil régional a lancé en février 2016 une concertation locale en ligne[4] où les internautes pouvaient soumettre leurs propositions ; à la date de clôture le 13 mars 2016, 1 461 personnes avaient participé et près de 71 % des suffrages ont opté pour la conservation de l'appellation plutôt que d'autres propositions comme Burgondie ou Séquanie.

À la suite de cette concertation et de l’avis du CESER, l’assemblée régionale confirme ce choix à l'unanimité[5] et transmettra la proposition au gouvernement qui devra être approuvée par décret en Conseil d'État, avant le [6].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La région Bourgogne-Franche-Comté, qui résulte de la fusion de deux collectivités territoriales (Bourgogne et Franche-Comté) décidée dans le cadre de la réforme territoriale de 2014, s’étend sur 47 784 km2. Elle est, en termes de superficie, la sixième des treize régions de France métropolitaine, et possède ainsi un territoire de taille comparable à des pays tels que la Slovaquie, la Suisse ou l'Estonie. Elle est l'une des deux régions constitutives du Grand Est français en compagnie de la région Grand Est.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les ressources minéralogiques de la région.

Le sous-sol contient de l'argile, du grès, du calcaire (qui fournit par exemple les pierres de construction du Châtillonnais, de Comblanchien et de Molay), du gypse et des alluvions (sablières de Lure) exploités dans des carrières et de nombreuses ressources anciennement exploitées dans des mines telles que des métaux précieux, du minerai de fer et du sel gemme : dans le Jura (salines d'Arc-et-Senans, de Salins-les-Bains et de Lons-le-Saunier) et en Haute-Saône avec les salines de Gouhenans, Saulnot, Mélecey-Fallon et Athesans-Étroitefontaine.

La principale ressource du sous-sol est le charbon, dont l'extraction est abandonnée depuis la seconde moitié du XXe siècle, surtout localisée dans le sud de la Bourgogne avec les houillères de Blanzy formées de trois gisements : Blanzy, Épinac et Decize. L'important gisement du Sud Nivernais découvert assez récemment (son existence a été rendue publique en 1986) est inexploité pour ne pas nuire à l'environnement. À l'est, les bassins houillers des Vosges et du Jura comptent trois gisements sur le territoire comtois : le sous-vosgien et le bassin keupérien ont été exploités dans une moindre mesure, seules les houillères de Ronchamp, fermées en 1958 ayant été industrialisées ; le bassin stéphanien jurassien est uniquement prospecté et seules de faibles quantités de gaz y ont été extraites jusqu'en 1964. De l'anthracite est extrait à Sincey-lès-Rouvray jusqu'en 1908 et du lignite anciennement exploité en Côte-d'Or et dans l'Yonne. Le sous-sol contient également du schiste bitumineux, exploité de façon industrielle jusqu'en 1957 dans la mine des Télots près d'Autun et plus brièvement, dans l'entre-deux-guerres, dans celle de Creveney, non loin de Vesoul.

Topographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique et hydrographique.

Trois principaux massifs montagneux marquent le paysage. Le massif des Vosges est situé au nord-est, le point culminant dans la région est le ballon de Servance (1 216 mètres) qui fait partie des Vosges saônoises. Le Jura s'étend sur toute la limite orientale et culmine dans le département homonyme au Crêt Pela (1 495 mètres), ce dernier est également le plus haut sommet de la région. Les Vosges et le Jura se rejoignent dans la Trouée de Belfort. Le Morvan occupe une place centrale dans la partie ouest, son point culminant est le Haut-Folin (901 mètres).

D'autres massifs plus modestes existent. Au nord-est du Morvan se trouve la côte d'Or, un escarpement créé par la formation d'un rift, qui culmine à 641 mètres d’altitude. Le Massif central atteint la partie sud de la région par le Mâconnais qui est dominé par la Mont Saint-Cyr (771 mètres).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux cours d'eau navigables sont la Saône et le Doubs. La Loire traverse le sud-ouest de la région au niveau de Nevers mais elle n'est pas praticable en raison des bancs de sable. La Seine y prend aussi sa source en Côte-d'Or.

Une partie du réseau hydrographique régional prend sa source en Suisse voisine (notamment le bassin versant de l'Allan).

Axes de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le réseau ferré de la région.

La Bourgogne-Franche-Comté est un carrefour entre l'Allemagne, la Suisse, l'Italie à l'est et l'Île-de-France, la côte atlantique française à l'ouest, mais aussi entre le Benelux au nord et la mer Méditerranée au sud.

Elle est traversée par les réseaux TER de Franche-Comté et de Bourgogne ainsi que les lignes à grande vitesse Rhin-Rhône et Sud-Est. De nombreuses autoroutes parcourent la région : A6, A31, A36, A38, A39, A77, A406.

La région est également desservie par les aéroports de Dijon-Bourgogne et de Dole-Jura, et par de nombreux canaux (canal du Rhône au Rhin, canal de Bourgogne, canal du Centre, canal du Nivernais, canal latéral de Roanne à Digoin).

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

TER[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : TER Bourgogne et TER Franche-Comté.

TGV[modifier | modifier le code]

La LGV Sud-Est passe par 6 départements dont 3 en Bourgogne (l'Yonne, la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire). La gare de secours de la LGV entre Paris et Lyon est située en Côte d'Or, dans le village de Lacour-d'Arcenay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le territoire des actuelles Bourgogne et Franche-Comté est inclus au Ve siècle dans le royaume des Burgondes, que prolonge le royaume de Bourgogne mérovingien. Sous les Carolingiens, le traité de Verdun (843) conduit à distinguer une « Bourgogne franque », ou « Basse Bourgogne », à l'origine du duché de Bourgogne (Bourgogne), et une « Bourgogne impériale », ou « Haute Bourgogne », où va se constituer le comté de Bourgogne (Franche-Comté). Réunies au XIVe siècle par la première maison de Bourgogne, puis par les ducs Valois au sein des États bourguignons, les deux provinces sont séparées à la fin du XVe siècle, le duché étant annexé au domaine royal français alors que le comté passe aux mains des Habsbourg[7].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Comté n'est intégrée au royaume de France qu'après sa conquête en 1678 par les troupes de Louis XIV et la reddition de Dole, l'ancienne capitale franc-comtoise, cependant que Besançon hérite du statut de capitale. Le duché de Bourgogne et la Franche-Comté forment alors deux provinces et généralités distinctes, avec leur propre capitale de gouvernement (respectivement Dijon et Besançon).

Si la majeure partie de son territoire se rattache à ces deux anciennes provinces, la région comprend aussi l'essentiel du Nivernais (correspondant à peu près au département de la Nièvre), une partie de la Champagne (la partie nord du département de l'Yonne avec Sens et Tonnerre notamment), une partie de l'Orléanais (la partie sud-ouest de l'Yonne avec Toucy), la partie de l'Alsace restée française après 1871 (l'actuel Territoire de Belfort), ainsi qu'une infime partie de l'Île-de-France (la partie nord-ouest de l'Yonne).

Les anciennes provinces de France sont supprimées pendant la Révolution.

Carte de la région avec ses départements, montrant les provinces et États qui existaient sur son territoire au XVIIIe siècle.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1941 à 1944, une préfecture régionale du régime de Vichy regroupe Bourgogne et Franche-Comté, tout comme l'igamie de Dijon de 1948 à 1964. Cependant, lors de la création des régions comme établissements publics en 1972 puis comme collectivités locales en 1982, Bourgogne et Franche-Comté forment deux régions séparées.

En 2009 le comité Balladur propose une première fois de fusionner Bourgogne et Franche-Comté.

Le , les présidents des régions Bourgogne et Franche-Comté, respectivement François Patriat et Marie-Guite Dufay, annoncent, lors d'une conférence de presse, vouloir rapprocher leurs deux régions à la suite des déclarations du Premier ministre Manuel Valls qui souhaite simplifier le découpage administratif français[8].

Le 2 juin suivant, les deux régions se retrouvent associées sans surprise sur la carte présentée par le président de la République, François Hollande[9]. Ces deux régions sont les seules à s'être rapprochées volontairement pour une fusion[10] et, contrairement à d'autres projets de fusion, l'alliance entre la Bourgogne et la Franche-Comté n'est pas révisée par l'Assemblée nationale ou par le Sénat[11].

Dans le cadre de l'Acte III de la décentralisation, la fusion des deux régions est adoptée le [12]. Son entrée en vigueur est prévue pour le [13].

L'instauration d'un droit d'option dans la loi relative à la délimitation des régions permet toutefois au Territoire de Belfort de se prononcer, après le 1er janvier 2016, pour une intégration à la nouvelle région Grand Est (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine)[14], évoquée par certains élus[15],[16],[17],[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rapprochement des deux anciennes régions Bourgogne et Franche-Comté[modifier | modifier le code]

L'année 2015 est une période de transition et de rapprochement pour les deux régions. Trois instances politiques sont mises en place[19] :

  • la conférence des présidents de région et de leur entourage direct qui se réunissent chaque mois ;
  • la commission mixte Bourgogne-Franche-Comté (qui regroupe les différentes tendances politiques) étudie les dossiers sélectionnés par la conférence des présidents ;
  • la conférence des territoires est chargée de faire le lien avec les autres collectivités (départements et communes notamment).

Répartition territoriale des administrations[modifier | modifier le code]

Les services déconcentrés de l'État sont répartis entre les deux capitales des anciennes régions Bourgogne et Franche-Comté. Dijon est la préfecture de la nouvelle région administrative, et les sièges de la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) ou de l'Agence régionale de santé (ARS) y sont par exemple implantés; Besançon conserve néanmoins les sièges de l'INSEE, de la DIRECCTE ou encore de la nouvelle Agence régionale pour la biodiversité. La ville est également le chef-lieu de la région académique et le siège du Conseil régional de la grande région; cependant, c'est à Dijon qu'ont lieu les sessions plénières et les réunions de la commission permanente.

Rôles[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Grands espaces de coopération intercommunale[modifier | modifier le code]

La région compte un grand pôle métropolitain Centre Franche-Comté composé notamment des agglomérations de Besançon, Dole, Vesoul, Lons-le-Saunier. L'association de Dijon à ce pôle fait l'objet d'une réflexion.

L'aire urbaine de Belfort-Montbéliard, qui compte plus de 300 000 habitants, a également engagé une réflexion en vue de créer un pôle métropolitain dans le nord de la région[20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population bourguignonne et franc-comtoise s'élève à 2 820 623 habitants (population au 1er janvier 2014)[21]. Le département le plus peuplé est la Saône-et-Loire. Après le plus petit département, le Territoire de Belfort (609 km2, 238 hab./km2) qui fait exception, le Doubs est le département le plus dense de la région, avec une densité proche de la moyenne métropolitaine (118 hab./km2). Les autres départements sont beaucoup moins denses.

Départements de Bourgogne-Franche-Comté[22]
Département No  Population Densité de population Chef-lieu
Saône-et-Loire 71 555 788 65 hab./km2 Mâcon
Doubs 25 534 710 103 hab./km2 Besançon
Côte-d'Or 21 531 380 61 hab./km2 Dijon
Yonne 89 341 814 46 hab./km2 Auxerre
Jura 39 260 681 52 hab./km2 Lons-le-Saunier
Haute-Saône 70 238 347 44 hab./km2 Vesoul
Nièvre 58 213 569 31 hab./km2 Nevers
Territoire de Belfort 90 144 334 238 hab./km2 Belfort

Évolution de la population régionale[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
2 698 661 2 605 628 2 637 660 2 669 856 2 615 613 2 665 905 2 679 708 2 673 879 2 625 732
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
2 585 492 2 546 278 2 516 332 2 469 670 2 256 210 2 266 290 2 256 983 2 219 590 2 161 043
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2014
2 230 851 2 353 727 2 495 379 2 631 260 2 680 103 2 706 929 2 727 126 2 792 562 2 820 623
(Sources : INSEE[23],[24],[25])

Évolution récente par département[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2014, les trois départements les plus peuplés, respectivement la Saône-et-Loire, le Doubs et la Côte-d'Or qui dépassent tous les trois les 500 000 habitants, représentaient largement plus de la moitié (58 %) de la population régionale totale.

Sur la période de 1968 à 2014, l'évolution démographique est proche de la moyenne nationale (+28,7 %) dans quatre départements : la Côte-d'Or (+26,2 %), le Doubs (+25,4 %), le Territoire de Belfort (+21,9 %) et l'Yonne (+20,6 %). Elle est deux fois moindre dans le Jura et la Haute Saône avec un taux d'évolution de +11,7 % et +11,2 % dans ces deux départements. La population est restée stable en Saône-et-Loire tandis qu'elle a baissé continuellement dans la Nièvre qui a perdu 13,8 % de ses habitants depuis 1968.

Depuis le début du XXIe siècle (période 1999-2014), tous les départements de la région connaissent une évolution démographique inférieure à la moyenne nationale (+9,4 %). Le département du Doubs est celui dont la population a le plus augmenté sur cette période (+7,1 %), suivi des trois autres départements francs-comtois et de la Côte-d'Or, dont les taux de croissance démographique sont sensiblement similaires : le Territoire de Belfort (+5,0 %), la Côte-d'Or (+4,9 %), le Jura (+3,9 %) et la Haute-Saône (+3,8 %). L'évolution du nombre d'habitants est beaucoup plus modérée dans l'Yonne (+2,6 %) et la Saône-et-Loire (+2,0 %) tandis que la Nièvre connait une baisse marquée (-5,2 %).

On remarque ainsi que la dynamique démographique est très inégale sur le territoire des deux régions : à l'ouest d'une ligne Dijon-Mâcon, la population vieillit et diminue. À l'est, elle est plus jeune et sa croissance est plus soutenue (notamment dans les aires urbaines de Dijon et Besançon, ainsi que sur la bande frontalière avec la Suisse). La Franche-Comté comporte dans l'ensemble une population plus jeune et dynamique que l'aire bourguignonne.

Année Population au 1er janvier
Côte-d'Or Doubs Jura Nièvre Haute-Saône Saône-et-Loire Yonne Territoire de Belfort Bourgogne-Franche-Comté
1968 421 192 426 458 233 441 247 702 214 396 550 364 283 376 118 450 2 495 379
1975 456 070 471 082 238 856 245 212 222 254 569 810 299 851 128 125 2 631 260
1982 473 548 477 163 242 925 239 635 231 962 571 852 311 019 131 999 2 680 103
1990 493 866 484 770 248 759 233 278 229 650 559 413 323 096 134 097 2 706 929
1999 506 755 499 062 250 857 225 198 229 732 544 893 333 221 137 408 2 727 126
2007 519 143 520 133 258 897 221 488 237 197 551 842 341 418 142 444 2 792 562
2014 531 380 534 710 260 681 213 569 238 347 555 788 341 814 144 334 2 820 623
Évolution
1968-2014
en augmentation  +26,2 % en augmentation  +25,4 % en augmentation  +11,7 % en diminution  −13,8 % en augmentation  +11,2 % en stagnation  +1,0 % en augmentation  +20,6 % en augmentation  +21,9 % en augmentation  +13,0 %
Évolution
1999-2014
en augmentation  +4,9 % en augmentation  +7,1 % en augmentation  +3,9 % en diminution  −5,2 % en augmentation  +3,8 % en augmentation  +2,0 % en augmentation  +2,6 % en augmentation  +5,0 % en augmentation  +3,4 %

Aires urbaines[modifier | modifier le code]

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Aire urbaine Com.
(2010)
Pop.
(2012)
Variation
2007-2012
Pop.
(2007)
Variation
1999-2007
Pop.
(1999)
Variation
1990-1999
Pop.
(1990)
Variation
1982-1990
Pop.
(1982)
1 Dijon 214 377 590 en augmentation  2,0 % 370 074 en augmentation  3,4 % 357 927 en augmentation  4,0 % 344 103 en augmentation  6,5 % 323 089
2 Besançon 234 246 841 en augmentation  1,9 % 242 324 en augmentation  6,6 % 227 288 en augmentation  6,9 % 212 607 en augmentation  6,6 % 199 517
3 Montbéliard 121 162 326 en stagnation  0,2 % 162 048 en stagnation  -0,9 % 163 545 en diminution  -2,7 % 168 107 en diminution  -5,3 % 177 505
4 Chalon-sur-Saône 91 133 557 en augmentation  1,0 % 132 283 en augmentation  3,2 % 128 237 en augmentation  1,3 % 126 593 en augmentation  3,3 % 122 446
5 Belfort 68 114 077 en stagnation  0,9 % 113 050 en augmentation  4,0 % 108 753 en augmentation  3,1 % 105 491 en augmentation  2,1 % 103 351
6 Nevers 45 101 586 en diminution  −1,8 % 103 490 en diminution  −2,1 % 105 757 en diminution  −1,7 % 107 566 en stagnation  0,9 % 106 590
7 Mâcon 75 99 873 en augmentation  2,9 % 97 087 en augmentation  5,8 % 91 792 en augmentation  1,0 % 90 895 en augmentation  3,5 % 87 860
8 Auxerre 73 92 307 en stagnation  −0,1 % 92 408 en augmentation  2,6 % 90 051 en augmentation  1,4 % 88 777 en augmentation  4,0 % 85 392
9 Dole 57 65 254 en stagnation  0,8 % 64 764 en augmentation  3,4 % 62 660 en stagnation  −0,8 % 63 197 en augmentation  2,4 % 61 709
10 Sens 46 62 177 en stagnation  0,7 % 61 751 en augmentation  3,6 % 59 598 en augmentation  4,9 % 56 797 en augmentation  8,5 % 52 354
11 Vesoul 111 59 511 en stagnation  0,9 % 58 989 en augmentation  2,9 % 57 311 en augmentation  1,3 % 56 596 en augmentation  2,1 % 55 433
12 Lons-le-Saunier 101 58 058 en stagnation  0,9 % 57 520 en augmentation  3,9 % 55 356 en augmentation  1,5 % 54 553 en stagnation  0,7 % 54 198
13 Montceau-les-Mines 11 45 109 en diminution  −2,2 % 46 104 en diminution  −3,4 % 47 706 en diminution  −8,1 % 51 913 en diminution  −7,1 % 55 853
14 Le Creusot 11 38 117 en diminution  −2,1 % 38 926 en diminution  −7,7 % 42 191 en diminution  −7,3 % 45 532 en diminution  −6,5 % 48 688
15 Beaune 25 35 537 en augmentation  3,1 % 34 466 en augmentation  4,3 % 33 035 en augmentation  4,0 % 31 760 en augmentation  8,2 % 29 358
16 Pontarlier 20 30 563 en stagnation  0,3 % 30 480 en augmentation  6,5 % 28 630 en augmentation  5,5 % 27 143 en augmentation  5,8 % 25 659
Carte des communes les plus peuplées des Bourgogne-Franche-Comté.

Unités urbaines[modifier | modifier le code]

Unité urbaine Pop.
(2012)
Com.
(2010)
Variation
2012-1999
Pop.
(1999)
Variation
1990-1999
Pop.
(1990)
1 Dijon 238 576 15 en stagnation  0,7 % 236 953 en augmentation  2,8 % 230 451
2 Besançon 134 585 11 en stagnation  0,2 % 134 376 en augmentation  4,0 % 129 224
3 Montbéliard 107 990 21 en diminution  -4,5 % 113 059 en diminution  -3,7 % 117 510
4 Belfort 81 662 16 en augmentation  2,0 % 80 049 en augmentation  2,1 % 78 387
5 Chalon-sur-Saône 73 509 11 en diminution  -2,6 % 75 447 en diminution  -3,0 % 77 764
6 Nevers 60 176 7 en diminution  -9,0 % 66 162 en diminution  -2,5 % 67 891
7 Mâcon 47 264 8 en diminution  -1,3 % 47 739 en diminution  -3,9 % 49 654
8 Auxerre 42 432 3 en diminution  -4,2 % 45 171 en diminution  -2,3 % 46 244
9 Montceau-les-Mines 39 642 5 en diminution  -6,6 % 42 458 en diminution  -8,4 % 46 338
10 Sens 36 623 3 en diminution  -3,4 % 37 931 en augmentation  1,3 % 37 440
11 Le Creusot 34 201 6 en diminution  -10,8 % 38 349 en diminution  -8,0 % 41 681
12 Dole 30 122 8 en diminution  -1,8 % 30 686 en diminution  -4,8 % 32 223
13 Vesoul 29 131 8 en diminution  -2,6 % 29 916 en stagnation  0,9 % 29 647
14 Lons-le-Saunier 26 838 11 en diminution  -2,3 % 27 658 en diminution  -1,8 % 28 175
15 Pontarlier 21 959 4 en stagnation  0,2 % 21 922 en augmentation  5,1 % 20 850
16 Beaune 21 806 11 en stagnation  -0,5 % 21 923 en augmentation  3,0 % 21 289

Éducation et enseignement[modifier | modifier le code]

La région Bourgogne-Franche-Comté englobe les académies de Dijon et de Besançon.

Elle compte, à la rentrée 2013, 270 000 écoliers, 220 000 collégiens et lycéens et 75 000 étudiants de l’université ou des classes post-baccalauréat. Parmi eux, un peu moins de 20 000 jeunes suivent une formation en apprentissage[26].

Conséquence d’une démographie régionale atone, les effectifs scolarisés dans le premier degré ont diminué au cours des dernières années,

La répartition des étudiants par type d’études dans l’enseignement supérieur est proche de la structure métropolitaine mais la région Bourgogne-Franche-Comté est parmi les régions qui comptent le moins de diplômés du supérieur parmi les 25-34 ans. À l’inverse la proportion de titulaires d’un CAP ou équivalent place la région au deuxième rang des régions métropolitaines.

Effectif scolarisé
Total Dont

apprentissage

évolution 2013 / 2008

(en %)

1er degré 269 931 -1,4
2e degré
1er cycle 131 415 2,1
2e cycle général et technologique 57 100 3,1
2e cycle professionnel 41 963 14 740 -11,4
Enseignement adapté 4 636 4,0
Total 2e degré 235 114 14 740 -1,0
Enseignement supérieur(1) 80 142 5 030 4,3
Total 585 187 19 770 -0,5

(1) y compris classes post-baccalauréat BTS et CPGE

sources : MESR-DGESUP-DGRI-SES ; ESA DEPP

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

L'Université Bourgogne Franche-Comté (UBFC) est une communauté d’universités et d’établissements d’environ 56 000 étudiants, répartie sur 22 sites. Elle comprend l'université de Bourgogne, l’université de Franche-Comté, l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard, AgroSup Dijon, l’École nationale supérieure de mécanique et des microtechniques de Besançon, l'École supérieure des technologies et des affaires de Belfort et l'École supérieure de commerce de Dijon. Chaque établissement garde son autonomie juridique[27].

Santé[modifier | modifier le code]

L’espérance de vie à la naissance est, en 2013, proche de la moyenne nationale : 78 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes[28].

Les causes de mortalité sont d'abord : les cancers qui constituent la première cause de mortalité (28 %) suivis par les maladies cardiovasculaires (26 %)[28].

Offre libérale de soins[28] : La population bénéficie d’une offre libérale de soins de premier recours reposant sur près de 5 600 médecins généralistes, 6 400 infirmiers, 5 700 masseurs-kinésithérapeutes et 2 600 chirurgiens-dentistes. Ceux-ci interviennent en amont et en aval du secteur hospitalier . Ces professionnels de santé sont relativement peu nombreux. La région est déficitaire pour l’offre libérale de soins de premier recours, avec des densités en professionnels (nombre pour 10 000 habitants) faibles comparées à celles des autres régions françaises : elle compte ainsi 10 infirmiers pour 10 000 habitants soit 2,5 points de moins que la moyenne nationale. Cet écart est de 1,3 point pour les dentistes et de 2,6 points pour les masseurs-kinésithérapeutes. La région comprend 9,3 médecins généralistes pour 10 000 habitants, une densité inférieure de 0,5 point à la moyenne nationale.

Sports[modifier | modifier le code]

Basket:

Football:

Médias[modifier | modifier le code]

La grande région est couverte par le réseau local des antennes de France 3: ainsi, France 3 Bourgogne et France 3 Franche-Comté se sont associées pour former France 3 Bourgogne-Franche-Comté; les rédactions de chacune des antennes gardent cependant leur indépendance et les journaux télévisés sont séparés. Le réseau local de France Bleu est également présent (France Bleu Besançon, France bleu Bourgogne, France Bleu Belfort Montbéliard). La presse écrite varie d'un département à l'autre: ainsi, l'Est Républicain est distribué en Franche-Comté sauf dans le Jura, où c'est le Progrès qui est implanté. Le quotidien Le Bien Public est distribué en Côte d'Or, et à Chalon-sur-Saône est également basé Le Journal de Saône-et-Loire.

Religion[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Qualité de l'environnement[modifier | modifier le code]

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La région compte plusieurs réserves naturelles où sont protégées la faune et la flore :

Parcs naturels[modifier | modifier le code]

La région Bourgogne-Franche-Comté compte trois parcs naturels régionaux (PNR) :

Économie[modifier | modifier le code]

Selon France Stratégie, la fusion des deux régions était économiquement cohérente pour cinq départements sur huit tandis que trois départements (le Territoire de Belfort mais également la Nièvre et la Saône-et-Loire)[1] seraient davantage soumis à l'attraction d'autres régions[réf. nécessaire].

Les deux régions partageaient déjà des liens économiques avant leur projet de fusion, notamment dans l'enseignement et la recherche comme la communauté d'universités et établissements Bourgogne Franche-Comté (ComUE)[29].

La superficie du territoire de Bourgogne-Franche-Comté c'est 9 % du territoire national, soit la 5e région française, mais la densité de population est deux fois moindre que la moyenne : la région compte 2,8 millions d'habitants soit 4,4 % de la population nationale. 1,1 million d’emplois sont situés dans la région à la fin 2013 soit 4,1 % de l'emploi national[30]. La région ne possède pas de ville métropole mais il existe sept aires urbaines peu distantes les unes des autres : Chalon-sur-Saône, Beaune, Dijon, Dole, Besançon, Montbéliard et Belfort. Ces sept aires constituent un arc urbain de 1,1 million d’habitants et de 486 000 emplois. Quatre autres zones significatives existent : Mâcon, Nevers, Sens et Auxerre. Mâcon est davantage tournée vers la métropole lyonnaise. L’aire urbaine de Nevers est isolée du reste de la région par sa position excentrée. L’agglomération de Sens, excentrée elle aussi, se situe dans le prolongement de l’aire d’influence de Paris. L’aire urbaine d’Auxerre est également relativement isolée bien qu'au cœur urbain de la région.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de la région[modifier | modifier le code]

Le site industriel Peugeot - Citroën Sochaux est le premier de France avec 13 841 salariés en septembre 2006. Il produit actuellement les Peugeot 308 I et II, Peugeot 3008, Peugeot 5008 et la Citroën DS5. L'usine PSA de Vesoul du même groupe compte plus de trois mille salariés. La famille Peugeot est originaire de Franche-Comté où se sont développées les premières entreprises portant ce nom.

Le groupe Bel, fabricant de produits laitiers tels que La vache qui rit, Mini Babybel, Kiri, Leerdammer, Boursin, est originaire du Jura et possède des usines à Dole et Lons-le-Saunier.

Le groupe chimique belge Solvay possède à Tavaux, à côté de Dole, son plus grand site, couvrant près de 300 hectares.

À Belfort se situent les usines Alstom spécialisées dans la production ferroviaire, notamment pour les TGV, ainsi que l'ingénierie et les ateliers de General Electric construisant des générateurs, des turbines à vapeur et des turbines à combustion industriels.

Au Creusot se trouve l'ancien site industriel de Creusot-Loire aujourd'hui composé de Areva Creusot-Forge, Industeel (Arcelor Mittal), Thermodyn (General Electric) et Alstom Transport, ainsi que d'usines plus récentes, comme Snecma (Safran).

À Chalon-sur-Saône et Saint-Marcel, à l'est de Chalon-sur-Saône, sont implantées deux usines Areva avec environ mille salariés chacune.

Parmi les entreprises internationales implantées en Bourgogne peuvent aussi être citées Amora Maille (groupe Unilever), dont les usines d'Appoigny (Yonne) et de Dijon (Côte-d'Or) ont fermé fin août 2009, le groupe Urgo (produits pharmaceutiques) à Chenôve et Chevigny-Saint-Sauveur, l'usine Fulmen, plus gros employeur d'Auxerre (usine fermée), les Laboratoires Vendôme (Le petit Marseillais…) à Quetigny (Agglomération du Grand Dijon) et l'usine historique du groupe SEB à Selongey.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Productions végétales[modifier | modifier le code]

  • Céréales: Les céréales est présente dans l'ensemble de la région. Elle est utilisé pour le bétaille, ou pour des produit alimentaire.
  • Colza: Ces exploitations se trouve majoritairement dans l'Yonne. Et est typiquement régional.

Productions animales[modifier | modifier le code]

Production viticole[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vignoble de Bourgogne et Vignoble du Jura.
  • Vignoble de Bourgogne : il s'étend sur 29 500 hectares en 2008, dont 25 000 ha classés en AOC, ces appellations étant au nombre de 84. La Bourgogne produit des vins rouges, à base des cépages pinot noir et gamay, et des vins blancs, à bases de cépages chardonnay et aligoté. Il est produit plus de vins blancs que de vins rouges, soit 60,5 % de vins blancs, 31,5 % de vins rouges et rosés et 8 % de crémant.
  • Vignoble du Jura : le vignoble du Jura s'étend sur 2 050 hectares dont 1 850 hectares produisent les 4 AOC géographiques : Arbois, Côtes-du-jura, l’Étoile et Château-Chalon.
  • Cassis de Bourgogne: D'après les statistiques du ministère de l'Agriculture de 1927, la Côte d'or était leader de la production avec 40 % des tonnages.En 2001, à Nuits-Saint-Georges, au sud de Dijon, s'est ouvert le Cassissium, premier musée mondial consacré à l'étude du cassis, qui possède une importante documentation sur cette fameuse petite baie noire avec des films, des bornes interactives, des expositions et qui comprend également la visite guidée de la prestigieuse liquoristerie Védrenne située en face du Cassissium ainsi que la dégustation de crème de cassis Supercassis pure créée en 1933 par Védrenne, de kir, ou de sirop à l'eau pour les enfants.

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie, qui s'est développée dès le XIXe siècle (charbon de Montceau-les-Mines, sidérurgie du Creusot, mines de La Machine), a connu un nouvel essor après 1945, particulièrement dans la vallée de la Saône (Mâcon, Chalon-sur-Saône), à Dijon et dans l'Yonne, mais n'a pas été épargnée par la crise. Parmi les entreprises internationales implantées en Bourgogne peuvent être citées Amora Maille (groupe Unilever), dont les usines d'Appoigny (Yonne) et de Dijon (Côte-d'Or) ont fermé fin août 2009, les laboratoires pharmaceutiques URGO à Chenôve et Chevigny-Saint-Sauveur, l'usine Fulmen, plus gros employeur d'Auxerre (usine fermée), les Laboratoires Vendôme (Le petit Marseillais…) à Quetigny (Agglomération du Grand Dijon) et l'usine historique du groupe SEB à Selongey.

En revanche, le nord de la région, pauvre en grandes entreprises, a profité de l'installation d'industries moins lourdes, plus diversifiées : parachimie, industrie pharmaceutique, électronique, plasturgie, papeterie, industries mécaniques et automobiles, agroalimentaire.

Enfin, le tourisme avec la gastronomie, l'histoire, la culture et le tourisme vert avec les nombreuses bases de loisirs aventure implantées dans les villages de la vallée de l'Armançon et du parc naturel régional du Morvan fournissent à la région ses plus grosses ressources complémentaires.

Le commerce et les services tiennent une place importante en Bourgogne (Avallon est le siège du groupe de distribution Schiever). À titre d'exemple, Dijon est classée ville où les entreprises sont les plus compétitives de France[citation nécessaire].

Depuis 2005, la Bourgogne affiche la présence de deux pôles de compétitivité : le Pôle Nucléaire Bourgogne et Vitagora Goût-Nutrition-Santé (agroalimentaire). La Bourgogne a créé la Super Cocotte Seb, les avions Jodel et les collants Dim dans les années 1950. Désormais, elle fabrique le cœur des centrales nucléaires, les bogies du TGV, les pansements Urgo et les cosmétiques des Laboratoires Vendôme

Les services marchands[modifier | modifier le code]

De 2003 à 2015 les emplois dans les services marchands ont, au total, progressé de 5,4 % (de 12,5 % en moyenne pour la France de province)[31].

Part et évolution de l'emploi dans les services marchands (hors intérim)
Secteurs Nombre d'emplois en 2003 Nombre d'emplois en 2015 Évolution en % 2015/2003
Transports et entreposage 55 535 51 503 -7,3
Hébergement et restauration 29 460 30 127 2,3
Information et communication 9 874 8 190 -17,1
Activités financières et d'assurances 22 819 23 314 2,2
Activités immobilières 6 801 6 950 2,2
Services aux entreprises (1) 51 665 64 361 24,6
Autres services (2) 26 513 29 220 2,2
Total 202 667 213 665 + 5,4

(1) activités spécialisées, scientifiques et rechniques, activités administratives et de soutien
(2) divers services aux particuliers, activités récréatives et culturelles

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Comité du tourisme régional[modifier | modifier le code]

Un Comité du tourisme régional unique pour la Bourgogne et la Franche-Comté est créé en 2016[32], résultant de la fusion des deux entités précédentes. Les deux sites de Besançon et de Dijon sont conservés. Le nouveau conseil d’administration du CRT Bourgogne-Franche-Comté est composé de 35 membres (conseillers régionaux, professionnels du tourisme ou représentants des collectivités locales). Il existe 122 offices de tourisme dans la région.

Poids économique global du secteur tourisme[modifier | modifier le code]

L'Observatoire du tourisme, du Comité du tourisme régional, publie les chiffres et données relatives au tourisme. Ce secteur contribue pour 5,7 % du PIB régional et emploie 42 100 personnes (soit 4,1 % de l'emploi régional total) [33].

Patrimoine régional[modifier | modifier le code]

Sites classés au patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

La Bourgogne-Franche-Comté abrite plusieurs monuments inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO :

Enfin, les climats du vignoble de Bourgogne forment un ensemble culturel et paysager comprenant deux composantes : la première couvre des parcelles viticoles, les unités de production associées, des villages de la Côte-d'Or et la ville de Beaune. La seconde est le Centre historique de Dijon.

Sites historiques et architecturaux remarquables[modifier | modifier le code]

Se trouvent également dans la région :

Grands sites naturels[modifier | modifier le code]

La région compte plusieurs sites naturels classés ou remarquables :

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Logotype[modifier | modifier le code]

La région utilise un logotype provisoire de sa création le , à la fin . Il comporte seulement les trois mots (dont un mot composé avec trait d'union) en majuscules « Région Bourgogne Franche-Comté » en orange sur deux lignes.

Un nouveau logo est mis en place le , sans annonce, sur le site internet de la région et des brochures de communication. Ce nouveau logo, créé par l'agence de communication Dartagnan[35], implantée à Paris, Dijon et Besançon, est formé de quatre mots en majuscules « Région Bourgogne Franche Comté », superposés et intercalés entre quatre traits jaunes formant les accents et les traits d'union. Ce logo a été commandé dans le but d'offrir une « approche simple et épurée » et de rester politiquement neutre. Il est cependant vivement critiqué pour sa simplicité, sa non-représentativité du territoire, son esthétique et son coût de 18 000 par des internautes, des habitants et les élus d’opposition régionaux et départementaux (UDI-LR, FN, DLF, MoDem et un ex-socialiste). Ces derniers dénoncent également un manque de concertation et de communication[36],[37],[38]. Une pétition est mise en ligne par l'Union de la droite et du centre pour demander son retrait et lancer un concours à l'intention des lycéens pour le remplacer[39].

Logo non officiel sut les plaques d'immatriculation

Depuis l'été 2017, les plaques d'immatriculation de nombreux véhicules comprennent un logo avec identifiant régional différent par ses couleurs du logo officiel.

Emblèmes traditionnels[modifier | modifier le code]

Le , la région se dote d'armoiries mêlant ceux des anciennes régions sous la forme d'un blason et d'un drapeau[40].

La croix de Bourgogne a été l'emblème de la Bourgogne (puis des Pays-Bas espagnols et de l'Empire espagnol des Amériques) à partir de Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois, comte palatin de Bourgogne (c'est-à-dire de Franche-Comté) (° à Dijon - † ). La croix de Bourgogne est fréquente dans l'héraldique espagnole (connue sous le nom de cruz de Borgoña), et fait encore partie des armes du roi d'Espagne. En tant qu'emblème de la grande Bourgogne, elle est aussi fréquemment employée en Franche-Comté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Strategies.gouv.fr - Note d'analyse - Réforme territoriale et cohérence économique régionale - Arno Amabile, France Stratégie ; Claire Bernard, France Stratégie, et Anne Épaulard, Université Paris-Dauphine et France Stratégie : Trois départements de la région Bourgogne – Franche-Comté sont concernés par des forces centrifuges. C’est le cas du Territoire de Belfort qui a des liens forts avec la grande région du nord-est de la France. Par ailleurs, les départements de la Nièvre et de la Saône-et-Loire attirent des travailleurs venus des régions limitrophes. Cela est dû à la situation géographique de Nevers et de Mâcon, à la limite de la région. Cette région se caractérise par des déplacements de travailleurs et des liens financiers relativement soutenus mais elle ne se distingue ni par un degré d’intégration élevé, ni par une ouverture forte.
  2. « Première convention BFC, le rassemblement est en marche avec Joyandet ! », sur Le Bien Public, (consulté le 22 décembre 2014).
  3. « Grande région BFC: paroles aux Francs-Comtois! », sur univ-fcomte.fr (consulté le 22 décembre 2014).
  4. Nom de la nouvelle région : donnez votre avis ! sur le site du conseil régional
  5. 1123, 10418 La région s’appellera « Bourgogne-Franche-Comté » !
  6. « La carte des régions en 2015 », sur Vie Publique.
  7. Paul Delsalle, La Franche-Comté au temps de Charles Quint, Presses universitaires de Franche-Comté, (1re éd. 2000), 349 p. (ISBN 9782848670775), p. 11-13.
  8. « 14 avril 2014 : les présidents des régions Franche-Comté et Bourgogne annoncent qu’ils veulent « se rapprocher » », sur Chronique d'une fusion annoncée de France 3 Franche-Comté.
  9. « Réforme territoriale : la Bourgogne et la Franche-Comté réunies…sans surprise », sur Chronique d'une fusion annoncée de France 3 Franche-Comté.
  10. « Redécoupage des régions: Franche-Comté et Bourgogne prêtes à fusionner », sur L'Express.
  11. « Les députés reprennent leur carte des régions ».
  12. « Adoption du projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral », sur le site de l'Assemblée nationale (consulté le 18 décembre 2014).
  13. M. Carlos Da Silva, député, « Rapport fait au nom de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la république, sur le projet de loi (n° 2100) adopté par le sénat après engagement de la procédure accélérée, relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral », sur le site du Sénat, (consulté le 19 juillet 2014), p. 22.
  14. Code général des collectivités territoriales Article L4122-1-1 : Un département et deux régions contiguës peuvent demander, par délibérations concordantes de leurs assemblées délibérantes, une modification des limites régionales visant à inclure le département dans le territoire d'une région qui lui est limitrophe.
  15. DNA - Les élus du Territoire-de-Belfort pensent à un rattachement avec l’Alsace
  16. BHM magazine - Rattacher le seul Territoire de Belfort à l'Alsace ?
  17. Est républicain CCI - À Belfort et Mulhouse favorables au rattachement du Territoire à l’Alsace
  18. France 3 Franche-Comté - Les élus du Territoire-de-Belfort pensent à un rattachement avec l'Alsace
  19. « Rapprochement entre Franche-Comté et Bourgogne : comment ça va se passer ? », sur Chronique d'une fusion annoncée de France 3 Franche-Comté.
  20. « Présentation du pôle métropolitain de l'Aire urbaine de Belfort-Montbéliard », sur poles-metropolitains.fr (consulté le 15 mai 2016).
  21. « Estimation de la population au 1er janvier par région, département, sexe et âge de 1975 à 2015 », sur Insee (consulté le 19 janvier 2016).
  22. Source : Insee, recensement de la population 2016, populations légales au 1er janvier 2015
  23. « Séries historiques des résultats du recensement - Région de Bourgogne et Franche-Comté (27) », sur insee.fr (consulté le 7 mai 2014).
  24. « Démographie - Population sans doubles comptes au recensement - Bourgogne - Série rétropolée 1851-1962 - Série arrêtée », sur insee.fr (consulté le 14 août 2015).
  25. « Démographie - Population sans doubles comptes au recensement - Franche-Comté - Série rétropolée 1851-1962 - Série arrêtée », sur insee.fr (consulté le 14 août 2015).
  26. « Portrait de la Bourgogne Franche-Comté, conditions de vie, éducation et formation », sur INSEE.fr, (consulté le 24 novembre 2016).
  27. « Acte de naissance de l’université Bourgogne-Franche-Comté », sur Chronique d'une fusion annoncée de France 3 Franche-Comté.
  28. a, b et c « Portrait de la Bourgogne-Franche-Comté ; Conditions de vie - Accès aux soins de santé », sur INSEE.fr (consulté le 23 novembre 2016)
  29. « Décret du 15 décembre 2010 portant approbation des statuts de la fondation de coopération scientifique dénommée « PRES Bourgogne Franche-Comté » », sur Légifrance.
  30. Audrey Mirault, Insee Bourgogne-Franche-Comté, « Bourgogne Franche-Comté L’axe Rhin-Rhône, colonne vertébrale d’une région qui conserve un profil rural et industriel », sur insee.fr (consulté le 25 novembre 2016).
  31. Stéphane Adrover, Marie Léger, Émilie Vivas, Insee Bourgogne-Franche-Comté, « Bourgogne franche-Comté - L'emploi dans les services marchands hors interim décroche en Bourgogne-Franche-Comté depuis les années 2000 », sur insee.fr, (consulté le 25 novembre 2016).
  32. Laurent Villette, « Les comités régionaux du tourisme de Bourgogne et Franche-comté ont fusionné pour n'en faire qu'un », sur lavoixdujura.fr, (consulté le 26 novembre 2016).
  33. « Bourgogne - Franche-Comté ; Chiffres clés du tourisme 2015 », Observatoire du tourisme, CRT (consulté le 26 novembre 2016).
  34. a et b « Le label Grand Site de France et les sites labellisés », sur www.grandsitedefrance.com (consulté le 27 janvier 2016).
  35. http://agencedartagnan.com/
  36. Jérémy Chevreuil, « La Région Bourgogne Franche-Comté dévoile son nouveau logo », .
  37. Jérémy Chevreuil, « Avalanche de critiques sur le logo de la Région Bourgogne Franche-Comté », .
  38. F.L., « Grande Région : le nouveau logo suscite la contestation », .
  39. Jean-Christophe Galeazzi, « Une pétition en ligne lancée contre le nouveau logo de la Région Bourgogne Franche-Comté », .
  40. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]