Ansaru

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Ansaru
Image illustrative de l'article Ansaru
Devise : Jihad Fi Sabilillah
(« Djihad pour la cause d'Allah »)

Idéologie Salafisme djihadiste
Objectifs Instauration de la Charia
Rétablissement du Califat de Sokoto[1]
Statut Actif
Fondation
Date de formation 2012
Pays d'origine Drapeau du Nigeria Nigeria
Actions
Mode opératoire Guérilla, prises d'otages, attentats
Zone d'opération Nord du Nigeria
Période d'activité 2012 - aujourd'hui
Organisation
Chefs principaux • Abubakar Adam Kambar (tué en 2012)
• Khalid Al-Barnawi (arrêté en 2016)
• Abu Usmatul al-Ansari
Membres plusieurs centaines (en 2012)[1]
2 000 à 3 000 (en 2013)[1]
Groupe relié Boko Haram, AQMI, MUJAO
Répression
Considéré comme terroriste par États-Unis, Royaume-Uni, France
Insurrection de Boko Haram
Guerre du Sahel

L'Avant-garde pour la Protection des Musulmans en Afrique noire (Jama’atu Ansaril Muslimina fi Biladis Sudan), plus connu sous le nom d'Ansaru, est une organisation islamiste djihadiste basée dans le nord du Nigeria. C'est une branche dissidente de la grande organisation Boko Haram mais elle a des objectifs plus internationaux.

Allégeances et objectifs[modifier | modifier le code]

L'empire de Sokoto au XIXe siècle.

Ansaru se réclame du Califat de Sokoto et de son fondateur Usman dan Fodio, un roi peul. Dans une vidéo sur Internet publiée en juin 2012, le groupe al-Ansaru proclame qu'il ne tuera pas des non-musulmans innocents ou des officiers de sécurité, sauf en cas de légitime défense et que le groupe défendra les intérêts de l'Islam et des musulmans non seulement au Nigeria mais dans toute l'Afrique. Ils se réclameraient du panislamisme.

Dans le premier communiqué sur Internet en janvier 2012, le leader du groupe, Abu Usmatul al-Ansari, décrivit les actions de Boko Haram comme « inhumaines envers l'Oummah musulmane »[2].

Commandement[modifier | modifier le code]

Le premier chef du groupe, Abubakar Adam Kambar, est tué en 2012. Khalid al-Barnawi lui succède, il est arrêté le à Lokoja, dans l'État de Kogi[3].

Actions revendiquées[modifier | modifier le code]

Le groupe a affirmé mener des opérations coordonnées avec le groupe nord-malien Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO). Ansaru est désigné comme mouvement terroriste par le Home Office britannique le 22 novembre 2012[4] et par les États-Unis depuis le 13 novembre 2013[5].

Depuis son installation, Ansaru a revendiqué sa responsabilité dans un certain nombre d'attaques dont celle d'une prison au siège de l'Escadron spécial Anti-délinquance d'Abuja en novembre 2012[6] et l'attaque en janvier 2013 d'un convoi de troupes nigérianes en route pour participer au conflit armé contre les groupes djihadistes du nord-Mali[7].

Le 19 décembre 2012, l'ingénieur français Francis Collomp a été enlevé dans le nord du Nigeria, un rapt revendiqué quelques jours plus tard par le groupe Ansaru[8].

Le 16 novembre 2013, soit près de 11 mois après son enlèvement, Francis Collomp, alors séquestré dans la commune de Zaria (État de Kaduna au Nigéria), a réussi à échapper à la vigilance de ses ravisseurs et s'est réfugié dans un commissariat de la ville avant d'être pris en charge par la diplomatie française. Il est rapatrié en France le 18 novembre, amaigri mais vivant.

Ansaru a aussi revendiqué le 18 février 2013 l'enlèvement de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria[9].

Le 9 mars 2013, le groupe déclare par voie de communiqué, avoir exécuté ces sept otages, quatre ressortissants libanais ou syriens, un Grec, un Italien et un Britannique[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]